Goma : le directeur de l'ICCN arrêté pour massacre de gorilles et destruction de la flore du parc

Le directeur provincial de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN/Sud Kivu, est aux arrêts dans la prison centrale de Munzenze à Goma depuis hier mardi. Honoré Mashagiro est accusé notamment d’entretenir un réseau de braconniers qui a abattu, en 2007 dernier, des gorilles de montagne dans le secteur Mikeno, en partie sud du parc national des Virunga, alors qu’il était directeur provincial de l’ICCN au Nord Kivu, rapporte radiookapi.net

Pour le Procureur Bosombo Lokenge, Procureur près du parquet général de Goma, cette détention est une mesure préventive, en attendant que le tribunal soit bien fixé sur les enquêtes et établir l’infraction.
C’est depuis le mois d’août dernier que l’UNESCO avait ouvert des enquêtes sur les massacres des gorilles dans le secteur de Mikeno. Ces enquêtes se sont matérialisées ce mardi par l’arrestation aux premières heures de la matinée de M Honoré Mashagiro directeur provincial de l’ICCN/Sud Kivu sur une plainte déposé par l’institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN devant le parquet général à Goma.

Pour le procureur général, Honoré Mashagiro est accusé de la destruction de la flore et la faune du parc, dont 9 gorilles abattus durant 2007. Des précisions avec l’avocat conseil de l’ICCN, maitre Tshingoro Matthieu : « Mr Mashagiro, en tant que directeur provincial de l’ICCN avait institué, une administration parallèle, à la quelle se trouvait son petit frère. Et c’est lui maintenant qui perpétrait cette carbonisation. Si bien que, à partir du mois de juin et juillet, 6 gorilles étaient tués par balle. Des preuves concordantes, Honoré Mashagiro serait impliqué dans cette tuerie des gorilles. C’est à partir de cela qu’il est arrêté pour raison d’enquête’’.

Dans le cadre des enquêtes, 2 autres personnes sont également détenues à la prison centrale de Munzenze, depuis 2 mois. Pour l’ICCN/Nord-Kivu, au moins 7 autres officiers de gardes de cet institut sont soupçonnés de soutenir la destruction du parc, par la carbonisation du bois, pour trafic de charbon de bois et abattage des animaux, devront être entendus devant les instances judiciaires à Goma dans les prochains délais.

En revanche pour les proches du conservateur du parc, cette affaire est un coup monté pour nuire.
Notons que le procès est programmé la semaine prochaine soit le 25 mars courant.

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