Le processus de radiation du député Yves Kisombe du Mouvement de Libération du Congo (MLC) est en marche, selon François Muamba, secrétaire général et président du groupe parlementaire de ce parti. Le concerné a présenté ses excuses et déclaré qu’il n’a jamais trahi son mouvement politique, rapporte radiookapi.net
D’après François Muamba, une commission ad hoc est déjà en place pour entamer la procédure de radiation du député Yves Kisombe. Mais avant toute décision définitive, a-t-il précisé, celui-ci devra être entendu par cette commission ad hoc. De son côté, Yves Kisombe a fait son mea culpa et demandé des excuses aux « amis du parti ». « Je tiens à exprimer mes regrets à mes amis du parti et à leur présenter mes plus sincères excuses pour les avoir contrariés en livrant trop ouvertement le fond de ma pensée sur une question d’intérêt national majeur concernant une association sans lien politique fondamental avec le MLC et qui a voulu assassiner mon défunt papa à Matadi en janvier 2007. Je veillerai, si l’occasion m’était donnée, à éviter ce genre de situation à l’avenir. Et je dis à nos militants qui en douteraient : je n’ai jamais trahi le MLC. Depuis cinq ans, depuis que le MLC existe comme parti politique démocratique, je me bats pour ses valeurs et ses idéaux, parce qu’ils correspondent à mes convictions. J’ai toujours défendu notre leader et je continue à défendre Jean-Pierre Bemba tous les jours afin qu’il puisse rentrer au pays dans les meilleures conditions pour jouer son rôle de leader et de porte-parole de l’opposition, car je suis du MLC. »
Réagissant à ce repentir, François Muamba a souligné le fait que Yves Kisombe a présenté ses excuses à la radio, la télévision et dans la presse. Ce qui, d’après lui, est loin de servir l’intérêt du MLC. « Il ne vous pas échappé, dans la déclaration politique du MLC, qu’il est interdit, d’ici à la prise de la décision définitive, à l’honorable Kisombe de participer aux activités du parti ou de s’exprimer au nom du parti. Si ce qu’il est en train de faire, c’est à titre personnel, je n’ai donc aucun commentaire à faire. S’il s’agit de quelqu’un qui continuerait à s’exprimer au nom du parti, je répète, la décision prise hier [mercredi], est l’interdiction à cet égard », a conclu le président du groupe parlementaire du parti de Jean-Pierre Bemba.









