L’affaire oppose les propriétaires du bâtiment au tribunal de grande instance de Lubumbashi. Ce dernier cherche à déguerpir les occupants du bâtiment en exécution de l’arrêt rendu par la cour d’appel de Lubumbashi au mois de mars dernier. La famille Rashidi, connue jusqu’à présent comme propriétaire de l’immeuble, s’oppose farouchement à cette opération, rapporte radiookapi.net
Le mercredi matin, une cinquantaine de policiers, accompagnée du huissier et des inspecteurs du tribunal de grande instance sont arrivés à l’immeuble communément appelé bâtiment Betamax. L’équipe avait reçu mission de déguerpir les occupants de l’immeuble, en exécution de l’arrêt de la cour d’appel de Lubumbashi. Cet arrêt a été rendu en mars dernier.
L’affaire opposait Mac Makolo à l’entreprise « Crédit foncier »dont fait partie le bâtiment Betamax. Les occupants s’opposent farouchement et brandissent la lettre qui surseoit l’exécution de l’arrêt, lettre émanant de la Cour suprême de justice.
Nicole Rachidi, fille du propriétaire du bâtiment explique : « On a tout le courrier qui montre la suspension de l’exécution. On a même appelé l’inspectorat général de Kinshasa qui a ordonné au tribunal de suspendre toute exécution »
Le divisionnaire chargé du greffe au palais de justice de Lubumbashi n’est pas d’accord avec Mme Nicole Rachidi. Pour lui, la requête pour surseoir ä l’exécution de l’arrêt de la Cour d’appel, requête introduite par la famille Rachidi à la Cour suprême de justice, a été rejetée. Moïse Nkongolo affirme que l’arrêt de la Cour d’appel doit être exécutée.
Pour sa part, le gouvernement provincial du Katanga, réuni en conseil des ministres le lendemain, demande aux autorités judiciaires de Kinshasa et leurs collègues de Lubumbashi d’harmoniser leurs vues en vue de préserver la paix dans la ville.








