Le 5 mai est une journée dédiée par la communauté internationale aux sages-femmes. Cette année, sa commémoration est placée sous le thème : “Plus que jamais, nous avons besoin de sages-femmes”. A Kindu, dans le Maniema, radiookapi a fait un tour au centre « Naissance désirable et maternité sans risques ».
Sur place, dans une chambre du centre, des cris d’un nouveau-né, venu au monde dans la nuit de dimanche à lundi. Sa mère, 20 ans et primature est assistée par la directrice du lieu, Anna Malamba, qui lui prodigue des conseils. « Chaque fois que l’enfant pleure, il faut lui donner du lait. Jamais de l’eau sucrée. Le liquide jaune que tu bois, c’est très bon pour le bébé, et assieds-toi convenablement, les jambes bien en place, pour ne pas te fatiguer. »
A côté de la directrice, Thérèse Tiba, une sage-femme de 45 ans formée par elle et qui travaille dans le même centre depuis cinq ans, se félicite de leur prestation. « Notre travail, c’est l’accouchement, de pomper les trompes, de soigner le nombril et de traiter la stérilité. Aucune femme n’a subi une intervention chirurgicale ici chez nous. Même si l’enfant est dans une mauvaise position, il revient toujours dans la position normale. ».
Pour Anna Malamba, sans maternité, il n’y aurait aucune nation. C’est pourquoi, dit-elle, il faut une formation permanente des sages-femmes et même des infirmières accoucheuses pour éviter des accouchements à interventions chirurgicales devenus fréquents.







