Cette campagne a été lancée ce lundi. Elle vise à libérer tous les enfants qui sont encore engagés au sein des forces et groupes armés actifs au Sud-Kivu. Elle est une initiative de l’Unité d’Exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, constate radiookapi.net
Les statistiques d’associations spécialisées dans les droits de l’Enfant attestent que le recrutement se poursuit. Face à cette situation, le porte-parole des groupes armés du Sud-Kivu s’engage à s’impliquer pour la réussite de la campagne qui vise à sortir tous les enfants des forces et groupes armés.
La campagne s’adresse plus particulièrement aux responsables des FARDC d’une part et des groupes armés d’autres parts. Le rapport fourni par les organisations de protection de l’enfance révèle que près de 1500 enfants sont encore présents dans différents groupes armés du Sud-Kivu, en dépit du fait que plus de 90% soient déjà sortis de ces groupes.
Les territoires de Shabunda, Mwenga, Fizi, Kalehe et Walungu sont cités parmi les milieux où les forces et groupes armés ont pu enrôler un grand nombre d’enfants.
Conscient du mauvais service rendu aux dizaines de milliers d’enfants du Sud Kivu à qui on a donné des armes au lieu d’un crayon, le porte-parole des groupes armés du Sud-Kivu, Assanda Mwenebatu, a promis de sensibiliser ses pairs pour éradiquer le phénomène enfant soldat : « Nous réaffirmons notre ferme engagement que nous ferons sortir tous les enfants qui se retrouveraient encore dans l’un ou l’autre groupe armé signataire de l’acte d’engagement de Goma. Nous croyons qu’avec le programme Amani, on voudrait mettre fin aux groupes armés et, ainsi, on ne parlera plus des enfants associés aux forces et groupes armé parce qu’il ne restera que les FARDC. »
Le parlement des enfants du Sud-Kivu souhaite que les propos des uns et des autres se concrétisent. Le président de cet organe au Sud-Kivu a dénoncé la lenteur qui caractérise le processus DDRR. Il dit espérer que cette fois-ci toutes les promesses seront tenues.







