Selon le conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères, Gilbert Kyatsienge, il s’agit de passeports ordinaires, en attendant la fabrication du nouveau passeport biométrique confiée à la société française Charles Oberthur.
« Nous avons signé un contrat avec une société française qu’on appelle Charles Oberthur fiduciaire. Cette société a déjà commencé à travailler, nous avons déjà discuté sur ce qu’on appelle le BAT, c’est-à-dire, le bon à tirer, pour qu’on imprime finalement le passeport biométrique », a rassuré Gilbert Kyatsienge. A ce jour, 26 000 demandes de passeports sont signalées.
L’expert du ministère des Affaires étrangères attribue la rareté de ce document observée ces dernières années à la manière dont l’Hôtel de monnaie livrait les commandes : « Lorsque, pour une commande de 100 000 passeports, l’Hôtel de monnaie vous livre 3 000. Et vous devez encore attendre deux mois pour avoir 5 000 passeports, alors qu’il y a 25 000 demandes… ». Gilbert Kyatsienge explique que le problème est notamment d’ordre juridique. Il faut qu’on respecte la procédure des marchés publics : « Je vous dis que, aujourd’hui, le société française nous délivre les passeports à un coût moindre par rapport à l’Hôtel de monnaie », a conclu le conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères.









