La Grande Bretagne signale la présence de 4.000 Congolais en situation irrégulière sur son territoire. Quelle est la situation exacte de ces Congolais et que compte faire la Grande Bretagne de ces compatriotes ? Comment régler ce problème d’immigration illégale des Congolais à l’étranger ? Terrance Robbins, le chargé de mission adjoint de l’ambassade britannique à Kinshasa, répond aux questions de radiookapi.net
Radio Okapi : M. Terrance Robbins, Bonjour…. rnTerrance Robbins : Bonjour…
R. O.: Vous êtes le chargé de mission adjoint de l’ambassade britannique à Kinshasa. Pouvez-vous confirmer l’information selon laquelle la Grande Bretagne, votre pays, est sur le point d’expulser environ 4.000 Congolais de son sol ? rnT. R. : En fait, j’ai bien précisé hier, au vice-ministre des Affaires étrangères, et ce matin, ou cet après midi, qu’on m’a raconté, que ce n’était pas écrit dans les journaux. J’ai bien précisé qu’en fait, on n’a pas l’intention de rapatrier 4.000 Congolais.
R. O.: Voulez-vous rappeler la décision prise par la Grande Bretagne par rapport à la situation des Congolais vivant dans votre pays, qui seraient en situation irrégulière? rnT. R. : Il n’y a pas de décision qui ait été prise. Je suis venu au ministère des Affaires étrangères aujourd’hui et hier seulement pour expliquer que le sujet d’immigration est une grande préoccupation pour notre gouvernement. On voulait voir ce qu’on peut faire ensemble avec le gouvernement de la RDC, parce qu’on a des ressources ici, au niveau de l’ambassade, et on aussi des ressources financières. Et je veux savoir comment on peut travailler ensemble.
R. O.: Est-ce qu’au niveau de la Grande Bretagne y a-t-il eu un recensement des étrangers pour déterminer ce chiffre de 4.000 Congolais qui seraient en situation irrégulière rnT. R. : J’ai dit hier et aujourd’hui que,peut-être, il y a 4.000 Congolais [en situation] irrégulière en Angleterre. Mais, on n’a pas de chiffres exacts. Et j’ai compté ce chiffre seulement pour dire aux gens, hier et aujourd’hui, que quand on parle des Congolais [qui vivent] irrégulièrement en Angleterre, on parle peut-être de 4.000 personnes. Mais on ne parle pas de l’expulsion de 4.000 Congolais.
R. O.: Donc, au stade actuel, peut-on dire que la Grande Bretagne n’a pas encore recensé le nombre exact de Congolais qui seraient en situation irrégulière ? rnT. R. : Non. Quand on parle des gens qui sont en Angleterre, ou en Grande Bretagne irrégulièrement, c’est difficile à dire exactement quel est le chiffre dont on parle. Mais, on pense que c’est à peu près 4.000 personnes.
R. O.: Au niveau de la Grande Bretagne, y a-t-il déjà des Congolais qui sont entre les mains de l’immigration et qui sont candidats à l’expulsion ? rnT. R. : Il y a des gens qui ont fait une demande pour rester plus longtemps en Grande Bretagne, évidemment. Et leur cas est déjà vu par nos autorités d’immigration. Et leur cas était refusé, mais à ce moment, on ne sait pas exactement qu’est qu’on doit faire avec ces personnes là.
R. O.: Vous avez eu, ce mercredi, l’occasion d’en parler avec le ministère Congolais des affaires étrangères. Quelles sot les conclusions auxquelles vous avez abouti ? rnT. R. : On a décidé avec le vice-ministre aujourd’hui qu’on veut, en fait, travaille ensemble parce que, évidemment, s’il y a beaucoup de personnes en Grande Bretagne qui sont en situation irrégulière, on veut voir qu’est ce qu’on peut faire ensemble pour régler la situation pour aider les gens qui sont déjà là, et pour aider les gens qui pensent que, peut-être, ils vont partir où ils veulent en Angleterre.
R. O.: Les gens déplorent très souvent la manière dont les compatriotes sont expulsés d’autres pays. Les expulsions se font sans tenir compte de la dignité humaine, parfois dans des conditions inhumaines. Au niveau de la Grande Bretagne, y a-t-il des dispositions prises pour respecter justement cette dignité humaine ? rnT. R. : On pense toujours, sin on veut rapatrier quelqu’un, que cette personne est rapatriée dans une situation où les droits humains sont accordés à cette personne. Donc, on ne rapatrie personne sans penser à ses droits humains.
Radio Okapi : M. Terrance Robbins, merci…. rnTerrance Robbins : merci beaucoup…






