Selon les autorités sanitaires sur place à Tshikapa t et dans le territoire qui porte le même non, les malades ne sont plus pris en charge dans les hôpitaux et les centres de santé de l’Etat comme à l’accoutumée. Pour les grévistes, cette situation va perdurer si l’Etat ne paie pas leurs arriérés de 2 mois de salaire et leurs primes de risque, rapporte radiookapi.net
L’hôpital général de référence de Kanzala est désert. D’après le médecin chef de staff, il y avait des aller et venu des malades et du personnel soignant avant la grève . Le docteur Delphin Miyeye ajoute que des patients ont quitté l’hôpital à cause du manque de médecins. Il n’y avait que deux médecins pour assurer les soins d’une vingtaine de malades ambulants et hospitalisés. Un autre constat : la diminution sensible de fréquentation dans ces structures médicales de l’Etat, pourtant accessibles à toutes les bourses. La grève qui est passée du service minimum à l’arrêt total de travail a paralysé plusieurs services. Les administrateurs gestionnaires, les infirmiers, le personnel ouvrier, les techniciens de laboratoire ou de la radiographie, les uns attendent le paiement de salaires de mai et juin derniers, les autres les primes de risque avant de reprendre le travail.
Le ministre provincial de la santé reconnaît que Tshikapa est l’un des derniers coins qui n’ont pas été payés. Il justifie ce retard de paie par la disparition du comptable. Il demande aux agents de l’Etat de reprendre le travail, le de trouver un palliatif.







