Conformément à la décision du gouverneur de province, Autshai Asenga , des policiers sont déjà à pied d’oeuvre pour détruire les habitations de ce quartier à l’aide de bulldozers. Sur place, quelques occupants ont commencé à démolir eux-mêmes leurs maisons, constate radiookapi.net
Les propriétaires préfèrent détruire eux-mêmes leurs maisons pour éviter la brutalité des policiers et des machines. Marteaux et barres à mine sont mis à contribution. D’autres réclament la concrétisation des promesses faites par l’autorité provinciale.
Pour certains de ces habitant, ils ont perdu leurs parcelles au profit de diverses personnalités, dont des autorités de la ville : « Une trentaine de ces lopins de terre a été récupéré au compte des agents du gouvernorat. Le 5 de ce mois [août], nous avons vu le chef de division de l’urbanisme venir de l’autre côté pour nous dire qu’au moins une vingtaine de parcelles ne nous appartenaient pas. »
L’autorité provinciale, pour sa part, reste catégorique. Medard Autshaï Asenga exige aux occupants de ce quartier de vider les lieux : « Je n’ai pas promis quoi que ce soit. Ils ont anarchiquement occupé ces terrains. Nous avons sorti 1,5 millions de FC, pour louer les tracteurs pour que ces routes là soient dégagées. Et si ce sont des agents du gouvernorat qui se sont abusés pour aller prendre les lopins de terre appartenant aux amis qui [les] ont au préalable reçus, on va les déposséder de ces terrains là. »
Le passage du bulldozer, prévu ce vendredi, est reporté à une date ultérieure.








