La société civile de Durba, une localité du territoire de Watsa, à plus de 800 kilomètres au nord-est de Kisangani, n’est pas être satisfaite des réalisations de l’entreprise d’exploitation d’or Borgamin, au regard du cahier des charges de la population de cette localité. Borgamin, pour sa part, soutient qu’elle n’a pas encore commencé l’exploitation de l’or, rapporte radiookapi.net
La société civile de Durba voit de mauvais œil les actions posées jusque-là par la société d’exploitation de l’or Borgamin. Pour la société civile, cette entreprise se limite à poser des actions de charité et non de grande envergure, telle la construction de la centrale hydroélectrique de Nzoro et la réhabilitation de la route Aru-Watsa.
« Elle a réhabilité quelques ponts locaux et une petite construction des passerelles sur la rivière Ambaru, une ancienne maison de l’Okimo réfectionnée, maintenant transformée en une clinique. Nous , on considère que ce sont des œuvres de charité. Ça ne représente absolument rien », déclare Damas Kwete, coordonnateur de la société civile de Watsarn Réagissant à ces allégations, Jean-Louis Kabamba, directeur général de Borgamin affirme que sa société n’a pas encore commencé l’exploitation de l’or. Pour l’instant, dit-il, son entreprise n’en est qu’à l’étape de l’exploration et toutes les réalisations faites jusque-là sont à perte : « En termes de réalisations, elles sont nombreuses sur le terrain, par exemple, l’arrêt des travaux de la route qu’on avait commencés pour venir rejoindre Watsa, on a pas arrêté pour le plaisir d’arrêter. Il faut être franc pour reconnaître quelque part que c’est l’Etat congolais qui a poussé à cette décision qu’on a prise »
Toujours selon le directeur général de Borgamin, les études menées à ce jour ont coûté 40 millions de dollars américains, mais il faudra encore investir plus de 500 millions de dollars avant de pouvoir couler les premiers lingots d’or.








