Le ministre de la Justice et des Droits humains vient de faire un constat amer sur l’appareil judiciaire congolais : des magistrats rendent des jugements iniques et se compromettent dans les corruptions.
Le ministre de la Justice et des Droits humains vient de faire un constat amer sur l’appareil judiciaire congolais : des magistrats rendent des jugements iniques et se compromettent dans les corruptions.
Me Mutombo Bakafwa Nsenda l’a déclaré au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi dans son cabinet, conférence au cours de laquelle, il a passé au peigne fin toutes les questions d’actualité dans son secteur.
En tout cas, le ministre de la justice promet des sanctions contre les magistrats qui ne disent pas le droit comme il se doit. rnMe Mutombo Bakafwa Nsenda revient sur les grands points forts de cette conférence notamment l’affaire Bundu dia Kongo : “On ne peut pas refuser d’appliquer la loi parce qu’on est mal payé. Tout magistrat qui se compromet dans un jugement doit trouver mieux ailleurs”rnC’est avec colère que le ministre Mutombo a lancé ces mots, après avoir visité les juridictions et offices de Kinshasa. Il s’est engagé à appliquer le programme du gouvernement en matière judiciaire et a promis l’amélioration des conditions salariales des magistrats à travers le budget 2009 : “Le constat est amer. Le droit n’est pas dit comme il doit l’être. Chacun fait ce qu’il veut. Quand vous dites, je ne suis pas bien payé, donc je n’applique pas le droit. Meilleur conseil, c’est de trouver mieux ailleurs”.
Rejetant le rapport de la Monuc qui contredit le gouvernement sur les tueries du Bas-Congo dans l’affaire BDK, le ministre dit avoir écrit au représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC pour mener ensemble une enquête judiciaire contradictoire.
Quant à l’évolution du dossier impliquant diverses personnalités dans le détournement des fonds et la spoliation des biens de l’Etat, selon le ministre, le dossier évolue à 3 niveaux à savoir le parquet général de la Gombe, celui de Matete et de Matadi car, dit-il, il rétablir la responsabilité.









