Au cours d’une assemblée générale tenue samedi dans la ville de Mbuji-Mayi, les enseignants du Kasaï-Oriental, membres du Syndicat des enseignants du Congo, rnSyeco, ont décidé de poursuivre le mouvement de grève lancé le 1er septembre 2008. Ils accusent le gouvernemnt de ne jamais honorer ses engagements, radiookapi.net
D’après Jean Muteba secrétaire provincial du Syeco, le maigre salaire jadis payé ne leur permet plus d’affronter la vie dans une province où le coût de vie est trop élevé. Il exige ainsi l’uniformisation et la majoration du salaire de l’enseignant du Kasaï.
« On a constaté que le gouvernement ne respecte pratiquement pas le protocole d’accord qu’il a signé avec les syndicats. La même chanson à la rentrée passée, l’année 2007-2008, nous avons été nourris avec beaucoup de promesses qui sont restées irréalisables jusqu’à ce jour. Le gouvernement prend les enseignants comme des petits enfants, qu’il peut manipuler comme il l’entend », s’est plaint le syndicaliste ajoutant que les enseignants eux-mêmes n’arrivent pas à scolariser leurs propres enfants, faute de moyens. « Vous croyez que quelqu’un peut enseigner les enfants des autres alors les siens restent à la maison », s’est interrogé le secrétaire provincial du Syeco Kasaï-Oriental.
Du coté du Synecat (Syndicat national des enseignants catholiques) de la même province, les voix se divergent encore face à la reprise ou non des cours, une semaine après de la rentrée officielle intervenue le 1er septembre dernier. Certains enseignants des écoles catholiques soutiennent que les démarches étant en cours au niveau central, l’éducation de la jeunesse est prioritaire. Une thèse rejetée par d’autres.








