Kinshasa : la grève des infirmiers se poursuit

La grève des professionnels et administratifs de santé des hôpitaux publics est arrivée vendredi à son 8e jour. Les grévistes conditionnent la reprise du travail à l’amélioration de la prime de risque et au réajustement salarial, rapporte radiookapi.net

Des rameaux posés à l’entrée des enceintes de ces hôpitaux et des portes de quelques bureaux et blocs opératoires cadenassées sont les premières manifestations de cette grève. Sans assistance, les médecins sont seuls au four et au moulin. A leurs tâches habituelles, la consultation et la prescription des ordonnances, ils s’occupent de tout sur les malades : l’injection, le pansement, la perfusion et autres. A l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo, les médecins sont aussi à la caisse la caisse, à l’enregistrement des malades et gèrent les dossiers administratifs. Trop de travail, ont indiqué ceux de la Clinique Kinoise. Face à la persistance du mouvement, le ministre de la Santé, Victor Makweng Kaput, a annoncé une série de mesures qui, espère-t-il, vont décanter la situation. Au nombre de ces mesures, la décision de combler le manque à gagner sur le salaire des professionnels de la santé et de médecins et «la création du cadre permanent de dialogue social pour être toujours à l’écoute des travailleurs». Pour le Syndicat national des agents et cadres des services publics, il faut plutôt des actions concrètes et non l’annonce d’intention.