Depuis deux jours, aucun service minimum n’est organisé, selon le médecin chef de zone de santé de la Ruzizi. Les infirmiers et leurs superviseurs ont été convoqués ce matin par les autorités civiles et sanitaires locales pour les conscientiser. Plusieurs conséquences négatives ont été enregistrées, indique radiookapi.net
Le médecin-directeur du centre hospitalier de Sange, Dr Pazo Rudaya : « Depuis qu’on a décrété la grève blanche, toutes les femmes qui viennent accoucher tardivement, on a enregistré au moins trois accouchement mort-né, suite à des arrivées tardives de ces femmes-là. Elles passent par des chambres de prière, par des dispensaires privées puisqu’ils savent qu’à Sange, il n’y a pas de personnel soignant. Pour le moment, ce sont les morts qui ont été hospitalisés, qu’on a déjà enregistrés suite au manque d’assistance. Aussi les évasions, puisque, beaucoup des gens partent par manque de suivi, surtout celles-là qui étaient en voie de guérison. Neuf malades au total, se sont évadés. Ceux qui étaient en hospitalisation, on a enregistré trois morts. Pendant ce temps, on a fait seulement recours au personnel soignant militaire qui assume le service minime. Ils sont à trois. Ils sont, la journée et la nuit, assisté par deux médecins. Et c’est comme ça qu’on travail avec eux. Il faut seulement qu’on puisse payer les infirmiers pour qu’ils rentrent aider les malades.»







