Le crash de Kingasani : une année après, les sinistrés toujours non indemnisés

Crash de l'Antonov 32

Crash de l'Antonov 32

04 octobre 2007-04 octobre 2008. Cela fait un an déjà depuis que s’est produite la catastrophe aérienne de Kingasani, un quartier de l’Est de la capitale congolaise. Cet accident avait causé la mort de 15 personnes et de nombreux dégâts matériels. Un souvenir encore frais dans la mémoire des sinistrés qui affirment attendre encore jusqu’à ce jour leur indemnisation, rapporte radiookapi.net

Les autorités du gouvernement avaient promis la construction d’un marché public ou d’un hôpital sur le lieu du crash, aujourd’hui désert. En lieu et place, le site est, selon le jour, un terrain de foot pour les jeunes, ou un endroit de production des concerts des orchestres en herbe du quartier. En ce jour souvenir du crash du 04 octobre 2007, les sinistrés réunis au sein du Collectif des victimes du crash de Kingasani, ont organisé une série de manifestations pour commémorer à leur manière le premier anniversaire de ce drame. Jeudi, déjà, une messe d’action de grâce a été dite en la paroisse St Marc de Kingasani, en mémoire des morts du crash. D’autres manifestations sont prévues ce samedi.

Un anniversaire commémoré sur fond d’un sentiment d’abandon, disent les sinistrés. Ceux-ci déplorent le fait que les trois commissions de crise mises alors en place le gouvernement n’ont duré que l’espace d’un matin. Le temps de procéder à la remise d’une somme de 10 000 USD à chacun des propriétaires de maisons détruites, et 500 à chacun des locataires. Depuis lors, plus rien n’a été fait pour eux.

Pour le ministre des Affaires humanitaires, en dehors de l’assistance du gouvernement, il avait été demandé aux sinistrés de réclamer leur indemnisation auprès de la compagnie aérienne propriétaire de l’avion du crash, Elsam. Mais, cette dernière, selon les sinistrés, a d’abord demandé un arrangement à l’amiable, puis a coupé tout contact avec les familles des victimes du crash. Il reste alors la voie de la justice.

« On n’a pas encore indemnisé les victimes. On a fait les démarches au niveau de la Sonas. La Sonas décline sa responsabilité en disant que la compagnie n’est pas assurée. De son côté, Elsam clame tout haut qu’elle a son assurance. Voilà pourquoi nous avons quand même décidé d’aller tout droit en justice », explique le secrétaire du Collecti, Gérard Lafemo.

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