La tension était encore vive dans cette mi-journée de jeudi dans la ville de Kalemie où des accrochages entre policiers et manifestants ont été enregistrés. Au départ, il s’agissait d’une marche de protestation contre la guerre au Nord-Kivu organisée par la Société civile du district de Tanganyika. La manifestation a ensuite dégénéré, rapporte radiookapi.net
Des coups de feu se faisaient encore entendre dans la ville. Des incidents ont été enregistrés à plusieurs endroits, sur l’artère principale de Kalemie, à la suite du passage de la Société civile de Tanganyika, Socitang. Selon des témoins, des bandes incontrôlées se seraient détachées des rangs de manifestants et ont commencé à brûler des pneus sur la place Kitebwe. Au même moment, ces bandes jetaient des pierres en direction du bureau de l’état-major de la police. Ce qui a provoqué l’intervention des agents de l’ordre qui ont commencé à tirer en l’air. Cela n’a pas dissuadé les membres de ces bandes qui ont continué le jet des pierres devant les installations du Programme alimentaire mondial (PAM) et devant le bureau du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR). Jusqu’à midi, heure locale, le bilan faisait état, notamment, de plusieurs blessés dont deux policiers et une élève. Les casques bleus béninois de la Monuc sont intervenus en apportant leur appui à la police nationale pour contenir les débordements. Les éléments des FARDC étaient aussi venus en appui.
Tout avait pourtant bien commencé la veille, mercredi, notamment par un concert de casseroles, un culte œcuménique ainsi que le dépôt, par la Société civile locale, de deux mémos, l’un au quartier général de la Monuc, et l’autre au bureau du district du Tanganyika. Le message de la Société civile était : « Non à la guerre au Nord-Kivu, et oui à la paix ». Mais, à la deuxième journée, ce jeudi, la manifestation a dérapé. La police a interpellé plusieurs manifestants.








