Une dizaine d’entrepreneurs étrangers opérant en RDC ont été arrêtés et écroués au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-prison Makala. Selon le ministre de la Justice, ils sont accusés d’avoir détourné des dizaines de millions de dollars américains dans le cadre d’exécution des travaux d’utilité publique, rapporte radiookapi.net
Parmi ces entrepreneurs figurent des ressortissants français, belges, italiens et libanais. Ils travaillent pour des entreprises étrangères de travaux publics. Le ministre congolais de la Justice, Luzolo Bambi explique : « Il y a 56 entreprises de construction qui ont bénéficié de 40 millions USD, des fonds propres du gouvernement de la République Démocratique du Congo, pour réparer les routes et les écoles dans la ville de Kinshasa et en provinces. La brigade criminelle a dû mener des enquêtes. Elle s’est rendue compte qu’il y a des gens parmi eux qui ont perçu l’argent depuis 2006 et nous sommes en 2008, sur le terrain, rien de visible. »
Selon le ministre, ces étrangers ne sont pas les seuls à avoir été mis aux arrêts. Certains ont été arrêtés, soit avec des Congolais en même temps, soit séparément avec d’autres entrepreneurs nationaux poursuivis pour les mêmes faits. « Etant entendu que ces personnes bénéficient de la présomption d’innocence, lorsque les dossiers seront fixés, ils seront transmis aux juges compétents pour que, soit, qu’elles soient acquittées, soit, qu’elles puissent, tout comme d’autres justiciables, être condamnées », a souligné le ministre de la Justice.
Au nombre des personnes arrêtées figurent le Belge Yves Bracenier, gérant de l’entreprise Sefoco. Son avocate, Me Nicole Odia, estime que son client est victime d’une arrestation arbitraire. « Dans la réalisation des travaux, il y a eu des rapports qui ont été déposés dans les différents services de l’Etat. Il y a eu des missions qui sont descendues sur place. Elles ont fait le constat et ont réceptionné les travaux, et c’était concluant, les travaux ont été bien faits », explique l’avocate.







