Les 3/5 de la population sont déjà retournés sur l’axe Nyamilima-Ishasha, à une centaine de kilomètres au nord-est de Goma, dans le groupement de Binza, en territoire de Rutshuru. Mais cette population retournée ne trouve aucun encadrement administratif sur place, toutes les autorités civiles locales et celles de la police se trouvant encore en lieux de refuge à Goma ou en Ouganda. Conséquence : même une petite bagarre ne s’arrête que lorsque les antagonistes sont fatigués, rapporte radiookapi.net
Ce sont des FDLR, rebelles hutus rwandais qui administrent tout l’axe Nyamilima – Ishasha, long d’une trentaine de kilomètres, jusqu’à la frontière ougandaise, confirment les habitants sur place. Ils sont suivis depuis peu des Maï Maï, depuis le retrait le 1er décembre dernier des combattants du CNDP de cet axe. Mais ces deux groupes ne rassurent personne, affirment certains habitants de Ishasha joints sur place. Ils affirment par exemple qu’il y a un peu plus d’une semaine, un chef FDLR aurait exécuté publiquement deux officiers Maï Maï à Ishasha. Ils étaient accusés de pillage des biens de la population et d’extorsion de l’argent à des marchands de poissons.
La tension entre les FDLR et les Maï Maï reste donc vive, ajoutent certains habitants. Interrogéssur l’absence d’un minimum d’administration territoriale et de la police sur l’axe Nyamilima-Ishasha, le ministre provincial de l’Intérieur et de l’administration du territoire, Charles Kasereka Kaluahe, estime qu’il faut un minimum de conditions de sécurité avant de demander aux habitants qui se sont réfugiés à Goma ou ailleurs de revenir.







