La non acceptation des enfants issus de viol et de leur mère au sein des communautés, c’est autour de cette problématique que des travaux se tiennent à Bukavu par le Réseau des associations des droits de l’Homme du Sud Kivu, Radhoski. 42 activistes de différentes ONG locales des droits de l’Homme se concertent. Objectif : trouver des solutions face aux problèmes que connaît cette catégorie de victimes de guerre. Cette activité est appuyée par l’ONG War Child, rapporte radiookapi.net
Ces acteurs, en effet, ont effectué l’année dernière des visites de terrain dans plusieurs territoires au cours desquelles plusieurs centaines de victimes de viol ont été interrogées. Ils estiment que la prise en charge des victimes de viol se fait, mais l’acceptation, et surtout celle de leurs enfants, demeure toujours un problème majeur.
Raphaël Wakenge, président de Radhoski, explique : « Il y a des problèmes qui sont posés par ces femmes là. Elles n’ont pas vraiment d’issues par rapport à elles mêmes, aux enfants qu’elles ont aujourd’hui. Il est même arrivé que certaines me demandent, est-ce que nous pouvons vous confier ces enfants afin que vous puissiez les protéger. Parmi ces femmes, certaines qui se trouvent à l’hôpital de Panzi depuis plusieurs mois n’ont pas la possibilité de revenir dans leurs villages et même dans leurs propres familles. Et là, il n’y a pas encore de solutions».
Des pistes des solutions sont envisageables. Les défenseurs comptent, par exemple, se concerter avec les autorités coutumières puisque, selon eux, le mal de ce problème provient des coutumes qui préconisent, souvent, que ces enfants issus de viol soient éliminés des communautés. Le réseau pense, en outre, faire un programme qui implique tous les acteurs dans la lutte contre cette marginalisation. Ceci, pour éviter que ces enfants ne deviennent une bombe à retardement dans la région.








