Affaire JP Bemba à la CPI : la troisième journée d’audience entame la question de crimes de guerre

Jean-Pierre Bemba à la Haye

Jean-Pierre Bemba à la Haye

Au cours de l’audience de mardi, l’accusation a détaillé les crimes de viols, tortures et meurtres commis, selon elle, par les troupes de l’ancien vice-président congolais en République centrafricaine en 2002 et 2003. Le procureur de la Cour pénale internationale estime que ces crimes justifient l’ouverture d’un procès, rapporte radiookapi.net

Mais d’après les avocats de l’accusé, les preuves avancées par l’accusation sont loin de confirmer la thèse de crime contre l’humanité. Ce mercredi, le débat va se pencher sur les crimes de guerre, autre grief retenu par le Procureur contre Jean-Pierre Bemba.
Maître Kilolo, avocat de Jean Pierre Bemba, explique : « c’était pour nous une très grande journée. Parce qu’en réalité, pour pouvoir obtenir le non-lieu de Jean Pierre Bemba, nous devons traverser trois grandes étapes. Nous avons, hier [mardi], franchi la première étape, qui est celle du crime contre l’humanité. Les juges nous ont écouté avec une oreille très attentive. Tout porte à croire que la problématique de crime contre l’humanité est complètement derrière nous. Nous attendons, aujourd’hui, de débattre de la question de crime de guerre. Et, là aussi, nous discuterons de cette question, et surtout de la question essentielle de la responsabilité personnelle de Jean Pierre Bemba. Il faut savoir qu’après tout, indépendamment de ce que les juges retiendront de ce que les militaires auraient commis ou pas de crimes de guerre, en tous cas, faudra-t-il encore savoir si tous ces faits pourraient être imputés, en terme de responsabilité personnelle, à Jean Pierre Bemba. »