Ce drame est survenu dans un village aux environs de Duru, à 90 kilomètres au nord de Dungu, après les attaques des troupes de l’Armée de résistance de seigneur, LRA, contre des civils. Cette information a été rapportée mercredi à une mission conjointe Monuc et agences du système des Nations Unies, rapporte radiookapi.net
Alertés par les bruits des hélicoptères de la Monuc, ils étaient environ 50 personnes sorties par groupe de leurs cachettes pour rencontrer les humanitaires en visite éclaire dans leur village. Ces villageois venaient d’enterrer la veille 4 de leurs, 3 hommes dont un vieillard et une femme. Tous ont été massacrés, lundi dernier près de la rivière Nevida à 8 kilomètres de Duru, par un groupe d’éléments de la LRA. Un bébé d’une année avait survécu de justesse à ces attaques, après avoir été blessé à la jambe par la même balle qui venait d’achever son père. Un autre rescapé, père de famille, a déclaré que les rebelles ont emmené de force son fils de 12 ans. Ces villageois venus rapporter les récits de leur malheur aux humanitaires, devraient retrouver leurs cachettes sitôt les hélicoptères de la Monuc décollés. Il n’y a, pour le moment, aucun soldat FARDC à Duru. Ceux qui y étaient déployés, en octobre 2008, ont replié 5 jours après sur Dungu faute de moyens de survie.









