Goma : opération conjointes contre les FDLR, Julien Paluku optimiste, Crisis groupe pessimiste

Les FDLR désarmés aux Nord-Kivu

Les FDLR désarmés aux Nord-Kivu

Une semaine après le déploiement des troupes rwandaises au Nord Kivu, le gouverneur de la province affiche son optimisme. Pour lui, les chances de réussite reposent aussi sur la vaste campagne de sensibilisation des populations qui se déroule en même temps que ces opérations militaires, rapporte radiookapi.net

Julien Paluku, gouverneur de province, explique : « Alors que les opérations ont lieu, nous les couplons avec une campagne de sensibilisation. Le Barza communautaire, composé de toutes les communautés du Nord Kivu, vient de faire le Masisi. Aujourd’hui, il était dans le Rutshuru. C’est des gens qui sont en train de faire passer un message clair aux populations, que l’heure est venue pour que les FDLR rentrent chez eux. »

Sur les rumeurs d’une prolongation de 60 jours qui aurait été demandé par le Rwanda, Julien Paluku dit ne rien savoir : « Je n ai pas appris qu’il y ait une sollicitation dans ce sens. Tout ce que je sais, c’est qu’à la fin de ces opérations, il y aura une évaluation. »

Crisis groupe : les opérations conjointes FARDC- armée rwandaise ne viendront pas à bout des 6 000 FDLR

L’ ONG internationale Crisis groupe estime que les opérations militaires menées depuis une semaine par la coalition FARDC armée rwandaise ne pourront pas a venir à bout rapidement des 6 000 FDLR. Ces derniers seraient repartis sur un vaste territoire allant du Katanga au Nord Kivu. Le directeur Afrique de cette ONG, regrette aussi l’absence de structures pour accueillir les rebelles qui pourraient déposer les armes.

François Grignon, directeur Afrique de l’ONG spécialisée dans la prévention et la résolution des conflits, explique : « Ce n’est pas une opération militaire même intensive sur un territoire qui va du nord Katanga à Walikale, qui va pouvoir les capturer en quelques semaines ou en quelques mois. Je crois que militairement, c’est une opération qui me parait tout à fait impossible. L’opération militaire peut effectuer une pression sur les éléments les plus durs et convaincre les autres de se porter volontaire pour le désarmement. Mais, il est important qu’il y ait une structure d’accompagnement favorable au désarmement, qui permette le rapatriement de ces combattants vers le Rwanda. Ce qui, aujourd’hui, n’est pas en place. »

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