Kinshasa a abrité la semaine dernière les travaux de l’atelier régional sur les forêts des pays du bassin du Congo (la RDC, le Congo Brazzaville, la RCA, le Cameroun et la Guinée Equatoriale). Pendant trois jours, les experts des pays concernés ont réfléchi et mis au point des stratégies susceptibles de leur permettre de bénéficier de financements qui seront accordés aux pays disposant des forêts dans le cadre de la lutte contre le gaz à effets de serre, rapporte radiookapi.net
Parmi ces stratégies, les pays du bassin du Congo misent sur l’extension des aires protégées, dont les parcs nationaux. Ces pays comptent également mettre en avant les efforts fournis dans la préservation de leurs forêts. Vincent Kasulu, directeur de développement durable au ministère congolais de l’Environnement explique la portée de ces stratégies : « Les pays du bassin du Congo ne disposent pas d’un document de base qui pourra les aider à affronter les positions des pays développés et émergents comme le Brésil. Nous avons constaté que le mécanisme de financement qui est en train d’être mis en place pour la réduction des émissions provenant de la déforestation risque de défavoriser les pas du bassin du Congo. Dans les discussions actuelles, on demande à ce qu’on puisse se référer aux taux de déforestation passés. Or, les pays du bassin du Congo ont des taux de déforestation très faibles. Ce sont les pays qui ont connu dans le passé des taux de déforestation élevés qui pourront avoir beaucoup plus de bénéfices contrairement à nous. Nous nous sommes dit, dans ce cas, comme nous avons des faibles taux de déforestation, qu’on prenne en compte au moins le rôle que jouent nos forêts dans le maintien du système climatique mondial. »








