Les éléments de la police nationale congolaise connaissent d’énormes difficultés pour assurer leur mission dans la cité de Pinga, à 200 kilomètres au nord-ouest de Goma, au Nord-Kivu. La plupart des éléments présents dans cette entité jadis sous contrôle des FDLR et autres groupes armés, ne sont ni équipés ni formés. Certains sont mêmes inconnus de l’inspection de la PNC (Police nationale congolaise), rapporte radiookapi.net
Ces policiers sont souvent habillés, selon les sources, moitié en uniforme, moitié en tenue civile. Beaucoup d’entre eux portent même un béret militaire, et à la place des bottines, ils sont chaussés des gaudios. D’une part, il y a des éléments identifiés comme de la PNC, et de l’autre, ceux qui se présentent comme de la police du Pareco. Dans tous les cas, ces agents de l’ordre sont dépourvus de la formation et manquent la logistique nécessaire à leur mission. Luc Bandu Bindu, le commandant de cette unité, lance un SOS à la hiérarchie.
« Nous sommes confondus aux civils, puisque nous manquons des tenues. Si on trouve des tenues, on achète, pour défendre seulement la couleur de la police nationale congolaise », explique-t-il. L’achat de ces tenues se fait principalement à d’autres unités à Goma, Walikale, Nabyondo pour 8 à 10 dollars la tenue, précise le commandant. « Nous manquons de tout : pas de formation, pas de tenue, pas de mécanisation, pas de grade… », se plaint-il.
Selon ce commandant, sur les 450 hommes sous sa direction, 120 seulement sont reconnus par la hiérarchie de la police et reçoivent le solde. Les autres continuent toujours d’attendre leur rémunération. Il souhaite que la hiérarchie s’attelle donc à résoudre rapidement tous ces problèmes.








