Le taux directeur de la Banque centrale est aujourd’hui revu à la hausse. Il est passé de 28%, il y a deux mois, à 65 %. Le but est de retrancher le plus grand nombre de francs congolais sur le marché. Par ailleurs, l’inflation et la dépréciation de la monnaie nationale affaiblissent, elles aussi, le pouvoir d’achat de la population. Mais, quelles mesures intérieures prendre pour diminuer cette crise ? S’interroge radiookapi.net
La stratégie de développement consiste à relancer l’agriculture. Il faut absolument investir de l’argent dans la terre. Ainsi, on pourra diversifier les sources de production. L’argent devra prendre aussi la direction des infrastructures pour que ceux qui cultivent sachent acheminer les produits vers les consommateurs. Le tourisme est à valoriser, car le potentiel est là. Pour sa part, la Banque centrale voudrait mettre un accent sur les micros finances pour des crédits aux ménages, aux PME et à l’artisanat.
Par ailleurs, sur le plan monétaire, il faut bannir l’usage de la planche à billet pour financer le gouvernement. Une gestion efficace du budget de l’Etat s’impose. En période de crise, on diminue les fêtes et les dépenses non urgentes. Les politiciens peuvent-ils aussi s’abstenir de leurs avantages pour un temps et marquer leur solidarité avec ceux qui souffrent ?
Un journaliste pose cette question au patron de la BCC, conseiller économique du gouvernement. Même si le Jean-Claude Masangu évite d’être ramené sur un chemin politique, il lâche quand même : « Il faut donner l’exemple pour être crédible. »