Groupes armés à Kinshasa : « tous nos efforts nécessitent une récompense »

Groupe armé du Nord Kivu

Groupe armé du Nord Kivu

Le porte-parole de ces groupes armés, précise que c’est sur invitation du gouvernement. Didier Bitaki, soutient également que les discussions avec le gouvernement, devraient porter sur « les modalités de mise en application des accords de paix signés en mars à Goma ». Et, bien entendu, les groupes armés ont quelques revendications, dans le cadre de ces accords. De son côté, la Monuc invite les groupes armés étrangers à déposer les armes et à quitter le territoire congolais, note radiookapi.net

Didier Bitaki rappelle la contribution de ces groupes armés pour la restauration de la paix en RDC : « En réponse au travail que nous avons rendu à la nation, et qui a aidé le gouvernement à être ce qu’il est aujourd’hui. Nous sommes allés au-delà, jusqu’à amener dans l’intégration tous ceux qui combattaient. »

Pour Didier Bitika, au-delà de la loi sur l’amnistie, il est important de préciser le sort des responsables de ces troupes armés : « Nous qui encadrons ces militaires qui, aujourd’hui, sont devenus FARDC, qu’est ce que nous devenons ? Nous avons pris des dettes. Et il faudra que nous soyons arrêtés, poursuivis, par ceux qui nous ont donné leurs moyens afin d’acheter des armes. Qui va rembourser cela. Quelle que soit la présence d’une loi sur l’amnistie, il faudra que ces personnes se retrouvent. »

Une autre préoccupation de ces groupes armés, selon leur porte-parole, c’est le sort réservé aux cadres politiques qui les ont soutenus : « Que deviennent les cadres politiques qui ont soutenu l’action des groupes armés ? Je crois que tous ces efforts nécessitent une récompense. Alors, il faudra qu’on sache que deviennent les responsables politiques, les militaires intégrés, y compris les généraux qui sont à Goma et qui déjà commence à revendiquer des choses, tout en étant à la disposition des FARDC. »

Enfin, le sort des mutilés de guerre devraient être défini aussi : « d’autres, qui ont perdu certaines parties de leur corps, qu’est ce qu’ils deviennent ? Faudrait-il qu’ils restent dans la rue ? »

Malheureusement, radiookapi.net n’a pas pu obtenir une réaction du gouvernement à ce sujet. Tous les contacts sont restés injoignables.

Ross Mountain : « il n’y a plus de place pour les groupes armés au Congo. »

Tous les groupes armés étrangers présents sur le territoire congolais, ont intérêt à déposer maintenant les armes et à retourner dans leur pays. Le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies l’a déclaré ce jeudi à l’issue de sa visite dans la cité d’Uvira.

Ross Mountain ajoute des précautions ont été prises pour éviter les bavures dans le cadre de l’opération Kimia II, destinée à traquer les FDLR : « Le message pour tous les groupes armés domestiques ou étrangers, c’est que le Congo veut se lancer vers la paix, et il n’y a plus de place pour les groupes armés. Surtout les groupes armés étrangers. Il faut que tout le monde tire ses conséquences et reconnaisse qu’ils ont le choix d’aller chez eux. »

En ce qui concerne d’éventuelles bavures pendant l’opération Kimia II, Ross Mountain se montre cependant prudent : « On ne peut jamais dire jamais. Nous sommes entrés dans cette approche pour nous assurer que les actions qui devraient être prises, ou qui vont être prises, soient bien ciblées et que la population n’est pas une de ces cibles. »rn rnRoss Mountain a également rappelé que les FARDC sont soutenus en vivres pendant l’opération Kimia II. Ce qui diminue le risque de les voir se nourrir sur l’habitant.

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