Le gouvernement de la RDC s'engage à pérenniser son système d'alerte précoce contre les catastrophes

Clôturé ce jeudi 29 janvier à Kinshasa, l’atelier national sur l’initiative « Alerte précoce pour tous » a débouché sur un engagement ferme de la République démocratique du Congo. Le pays s'engage désormais à rendre son système de prévention des risques efficace et permanent, avec l'appui technique et financier de ses partenaires internationaux.

Pendant deux jours, les parties prenantes ont planché sur une nouvelle feuille de route destinée à transformer la gestion des catastrophes en RDC, passant d'une réaction d'urgence à une culture de prévention.

Coordination et financement : les deux piliers de la réforme

Le rapport final de cet atelier définit les étapes cruciales pour une efficacité assurée sur le terrain. L'accent a été mis sur la nécessité d'une coordination intersectorielle fluide et, surtout, sur la mise en place de mécanismes de financement pérennes.

Le ministère de l’Intérieur, qui représentait le gouvernement congolais, a réaffirmé la détermination de l'exécutif à garantir les ressources nécessaires pour que le système ne soit pas qu'un simple dispositif théorique, mais un outil opérationnel au service des populations vulnérables.

L’exigence de résultats : sauver des vies

Cet engagement a été salué par les hauts représentants des Nations Unies, notamment Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe, et Bruno Lemarquis, Coordonnateur résident des Nations Unies en RDC.

« Seuls le niveau et le nombre de vies protégées en RDC confirmeront la réussite de cet engagement », ont insisté les deux diplomates onusiens.

Les partenaires techniques en renfort

De leur côté, les partenaires techniques ont réitéré leur volonté d'accompagner la RDC dans l'exécution de ce plan de gouvernance. L’objectif ultime de l’initiative mondiale « Alerte précoce pour tous » est de garantir que chaque citoyen congolais soit protégé par des systèmes d'alerte d'ici 2027, face à la multiplication des aléas climatiques tels que les inondations et les éboulements de terre.

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