Goma : des femmes se révoltent contre la liberté provisoire accordée à un condamné coupable de viol de sa propre fille

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Un homme a été condamné à perpétuité, il y a un mois, à Goma, au Nord-Kivu, par le tribunal de grande instance de cette ville, parce qu’il a été reconnu coupable d’inceste et de viol de sa propre fille de 12 ans à qui il aurait même transmis le VIH/Sida. Lundi, plusieurs dizaines de femmes de Goma ont marché dans les rues et fait un sit-in devant la Cour d’Appel de la place pour manifester leur colère face à la liberté provisoire accordée à cet homme, sous le prétexte d’aller se faire soigner à l’extérieur du pays, rapporte radiookapi.net

Cet homme, c’est un certain Justin Juma Mossi. C’est contre sa liberté provisoire qu’une soixantaine de femmes, membres de la plate-forme des associations féminines dénommée « Sauti ya mama mukongomani », entendez en Swahili, « La voix de la femme congolaise », ont marché et investi la Cour d’Appel de Goma. Justin Juma Mossi a été condamné le 07 avril dernier à perpétuité, au premier degré, pour viol de sa fille de 12 ans, laquelle s’est retrouvée, du fait d ece viol, selon les juges, contaminée du VIH/Sida.

Mme Edoxie Nziavake, l’une des manifestantes, a présenté les doléances de ces femmes aux responsables de la cour d’Appel de Goma. « Nous avons appris que ce monsieur a déposé une requête d’autorisation de sortie, pour aller se faire soigner à l’extérieur du pays, soit disant qu’il est malade… Nous ne voulons pas que cet homme traverse les frontières de Goma… Nous voulons qu’il soit soigné ici, parce que nous avons des médecins capables de le soigner dans notre pays. »

Mais, pour la défense de M. Juma, sortir du pays pour des raisons des soins est un droit qu’on ne peut renier à ce dernier. L’un de ses avocats, Me Weragi, explique : « Nous avons une attestation médicale. Les médecins ont dit qu’il doit aller se faire soigner à l’extérieur du pays. Si elles [les femmes] ne sont pas contentes, ou si elles ont un intérêt dans ce procès, qu’elles fassent appel alors! Car, il n’y a que l’appel qui puisse mettre à néant la décision du premier degré. »!

La Cour, qui a pris bonne note des doléances des femmes, a demandé du temps pour les examiner.

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