Des notables du territoire de Ngandajika, à 80 kilomètres de Mbuji-Mayi, sollicitent que leur entité reste rattachée à la future province du Kasaï Oriental et non à celle de Lomami. Ils ont pour cela déposé un mémo aux deux chambres du Parlement, à Kinshasa, pour exprimer haut et fort cette revendication, rapporte radiookapi.net
Ce mémorandum porte plus de 50 mille signatures. Selon Joseph Ilunga Kabuyi, chef de la délégation de ces notables, leur revendication tire son fondement sur des considérations économiques et administratives qui leur seront défavorables si le territoire de Ngandajika est attaché à la future province de la Lomami. Il explique : « Nous sommes un territoire entièrement agricole. Si nous suivons l’esprit du constituant, il a voulu rapprocher l’administration de l’administré. Nous sommes à 80 kilomètres de Mbuji-Mayi. Nous ne voyons pas pourquoi on nous découpera de là, pour nous rattacher à la province de Lomami dont la capitale, Kabinda, est à 140 kilomètres, sur une mauvaise route. La Constitution nous laisse cette ouverture de nous exprimer et notre base insiste. Elle nous demande de nous exprimer dans ce sens. L’article 21 de la Constitution affirme que la population peut faire la pétition et la déposer aux deux chambre s’il elle n’est pas contente de rester dans la configuration actuelle. »
Pour sa part, le député national martin Mukonkole, élu du territoire de Kabinda, estime que ce débat n’est qu’une polémique politicienne. D’après lui, les initiateurs de cette démarche cherchent plutôt à se positionner sur l’échiquier politique. « Il n’est pas interdit qu’il y ait un nouveau démembrement de nouvelles provinces. Il y a une procédure : il faut que l’existence de ces 25 provinces soit d’abord effective. S’il y a une entité au sein de la province qui estime qu’elle peut se détacher, il faut passer par l’Assemblée provinciale de la nouvelle province. Celle-ci va recevoir un mémorandum qui pourra passer par un référendum de cette entité qui veut se détacher. Ce n’est qu’après cette adoption de ce référendum que les choses doivent être moulées en forme de loi. Il est regrettable de voir certains politiciens en mal de positionnement du territoire de Ngandajika, qui aujourd’hui, par souci de se retrouver à tel ou tel endroit, veulent induire notre peuple en erreur. »







