Aucun compromis n’a été trouvé hier samedi à Panzudu, à la frontière des deux pays, entre les autorités ougandaises du district frontalier de Nebbi et leurs homologues du territoire congolais de Mahagi. Les deux parties revendiquent une portion de cette localité située à environs 13 kilomètres de Mahagi-centre, rappelle radiookapi.net
A la base de ce conflit, un groupe de policiers ougandais armés avaient interdit le week-end dernier la poursuite des travaux de construction de bâtiments de la police de frontière congolaise dans ce village. rnLa délégation ougandaise conduite par Mme la commissaire de district de Nebbi soutient que la localité de Panzudu fait l’objet de litiges frontaliers entre les deux pays. Pour elle, les travaux de construction des bâtiments de la police de frontière de la RDC doivent être suspendus, en attendant les résultats des travaux de la commission mixte de vérification de limites frontalières RDC-Ouganda. Elle souhaite par ailleurs que cette question soit débattue par les chefs d’Etat des deux pays.
Du coté congolais, les autorités locales du territoire de Mahagi se sont opposés à cette recommandation. C’est ce qu’a indiqué le député provincial Benjamin Pirwot, originaire du territoire de Mahagi, qui a pris part à cette rencontre bilatérale. Selon ce dernier, la délégation congolaise a décidé la poursuite des travaux car cette localité se trouve bel bien en territoire congolais.
Selon la société civile et les autorités locales, la partie ougandaise soutient que la borne se trouve au delà du chantier où s’exécutent les travaux. Elles précisent que cette borne a été déplacée pendant les conflits armés en 2004 par les Ougandais. De son côté, l’administrateur adjoint du territoire de Mahagi qui a conduit la délégation congolaise s’est réservé de toute déclaration.









