Pas de dispositif traditionnel pour l’accostage des bateaux, pas de bureau, pas de dépôts. C’est le visage qu’offre aujourd’hui le port de Lusambo, sur la rivière Sankuru, à 235 kilomètres de Mbuji Mayi. Pourtant, ce port constitue une importante voie d’entrée des produits en provenance de Kinshasa. Conséquence de cette situation : les bateaux en provenance de Kinshasa ne sont déchargés qu’à l’arrivée des camions de Mbuji Mayi, rapporte radiookapi.net
On ne reconnaît ce port qu’à la vue d’un bateau à l’accostage. A cet instant, divers service de l’Etat, notamment la Direction générale des migrations, DGM, et le service des transports et communications, se précipitent pour percevoir les taxes. Pas de beach pour caler les bateaux, encore moins de quai. Depuis la guerre de 1998, les capitaines de bateau choisissent eux-mêmes le bon endroit pour accoster, affirme un capitaine de bateau. Des trois ports connus, il ne reste que des vestiges. On y trouve que des bâtisses en ruines. Toutes ont été pillées pendant la guerre de 1998.
Les responsables de bateaux déplorent le manque à gagner dû à la longue attente d’un hypothétique camion en provenance de Mbuji-Mayi. Celui-ci met environ deux jours à cause du mauvais état de route pour atteindre Lusambo.
En définitive, parcourir le trajet Kinshasa-Lusambo, relève d’un exploit du capitaine.









