Procès de la pentecôte : un prévenu passe aux aveux avant de se rétracter

La cour militaire a poursuivi jeudi l’instruction du dossier des 44 prévenus ex-FAZ au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (ex-Prison Makala). A l’occasion, l’un des prévenus est passé aux aveux, avant de se rétracter, rapporte radiookapi.net

S’agissait-t-il d’une insurrection ou d’une revendication politique visant à renverser le pouvoir ? D’une revendication sociale ? La cour militaire, le ministère public et les avocats de la défense se sont confrontés à l’audience de jeudi dans l’affaire du procès de la pentecôte. Un des prévenus, Prospère Male, commandant sans grade, a avoué avoir participé à la manifestation du 27 du 28 mars 2004 en la justifiant comme une revendication sociale dont l’objectif était, d’après lui, de dénoncer l’injustice et la discrimination dont les ex-FAZ seraient victimes au sein des FARDC. Et dans la foulée, cherchant sans doute à se défouler, le prévenu fera savoir à la cour qu’’ à l’entrée de l’AFDL, il avait refusé de rendre l’arme à un colonel parce que celui-ci était, toujours d’après lui, un Rwandais et qu’il ne pouvait donc obéir à un étranger. Le ministère public saute sur l’occasion. « Quiconque, selon la loi, se rend coupable d’outrage à son supérieur est condamné sur-le-champ », martèle l’organe de la loi. Il définit l’acte comme une revendication politique interdite aux militaires.
« Faux », rétorquent les avocats de la défense. Ces derniers soutiennent que leur client parlait plutôt d’une revendication sociale et non politique, avant que Male lui-même revienne sur ses propos en lançant son « Mea culpa ». La séance a été levée sur cette note et renvoyée à jeudi 2 juillet prochain.