La deuxième conférence nationale sur les droits de l’homme et l’état de Droit en RDC s’est achevée, vendredi soir à Kinshasa. A cette occasion, le gouvernement a dressé un tableau positif et évolutif des droits humains dans le pays depuis la dernière conférence de 2001. Ce que démentent les ONG de défense des droits de l’homme, rapporte radiookapi.net
C’est dans un décor officiel que le gouvernement a clôturé cette conférence, ouverte mardi dernier. Le ministre des Droits humains, Upio Kakura Wapol, a estimé que la situation des droits humains en RDC s’est nettement améliorée. Il s’est limité à épingler le cadre constitutionnel pour étayer sa déclaration.
De leur côté, les ONG des droits de l’homme pensent que la RDC a beaucoup régressé dans l’application des textes relatifs aux droits humains. Par exemple, Maître André Mwila, de l’ONG Toges Noires, pense que la RDC est championne en ratification et en signature des instruments internationaux relatifs aux droits humains. Mais par la suite, en pratique, elle respecte moins ses engagements en la matière. Hormis la violation des droits civils et politiques, les fonctionnaires de l’Etat sont toujours soit impayés, soit sous payés pendant que plusieurs décideurs détournent les deniers publics, estiment les ONG. Celles-ci appellent le gouvernement à être réaliste. C’est-à-dire, signer ou ratifier les textes et les appliquer effectivement par la suite.








