Radio Okapi maintient son leadership sur les autres radios de la RDC. C’est ce qui ressort d’une étude menée de juillet à octobre 2008 par l’institut de sondage IMMAR, un institut d’études et de conseil en médias et marketing, spécialiste du Maghreb et de l’Afrique francophone. La cérémonie de présentation de cette étude s’est déroulée ce vendredi à Kinshasa, rapporte radiookapi.net
Radio Okapi est la station radio la plus écoutée en RDC, avant la RFI. C’est ce que révèle une étude menée sur financement de la coopération franco-britannique. Intitulé « paysage médiatique congolais », le rapport a été présenté ce vendredi. Il s’inscrit dans le cadre du programme « Médias pour la démocratie et la bonne gouvernance».
Bien que RFI vienne en deuxième position, son signal demeure coupé en RDC. S’exprimant à ce sujet au cours de la même cérémonie, l’ambassadeur de France en RDC, Pierre Jacquemot, a qualifié d’anormal le maintien de la coupure de signal de Radio France internationale en FM sur toute l’étendue de la RDC. Un message relayé par l’ambassadeur britannique, également présent à cette cérémonie. Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la Communication a indiqué que les contacts se poursuivent entre le gouvernement congolais et les responsables de RFI sur un éventuel rétablissement du signal.
Le gouvernement congolais avait décidé d’interrompre le signal de RFI dans toute la RDC le 25 juillet 2009. RFI était alors accusée de démoraliser les troupes congolaises en campagne contre les rebelles rwandais et ougandais dans l’Est de la RDC. « Cette façon qu’ils avaient [les journalistes de RFI] de démoraliser nos forces armées avec des informations alarmantes, parfois inventées de toutes pièces, ce refus systématique de nous donner le droit de réponse, donc, tout cela a fait que, puisqu’il y avait violation systématique de la loi congolaise qui interdit la démoralisation des forces armées en campagne, nous avons appliqué les principes du droit et nous avons résilié le contrat. », avait notamment déclaré le ministre Lambert Mende pour justifier cette coupure.