
Des maisons incendiées à Dongo, des scènes qui ont poussé de nombreux habitants de la région de trouer refuge ailleurs (Archives)
Une campagne de solidarité envers les déplacés de la cité de Dongo a été lancée, lundi dans la ville de Gemena. Cette campagne de solidarité se déroule en même temps qu’une autre campagne d’enregistrement des déplacés de Dongo. L’initiative est du commissaire du district du Sud Ubangi. Elle vise à mobiliser une assistance locale en faveur des déplacés, rapporte radiookapi.net
La campagne de recensement lancée consiste, pour les habitants de Gemena, à accueillir les déplacés et les présenter aux chefs des quartiers en vue de leur enregistrement au service de la population. Le commissaire de district du Sud Ubangi, Jean-Baptiste Lumbwe, est l’initiateur de cette campagne. Il a exhorté les habitants de Gemena et des localités environnantes à partager leurs biens comme des habits, de la nourriture, des nattes et des abris pour l’hébergement des déplacés de Dongo.
Jean-Baptiste Lumbwe a affirmé également compter sur le soutien des confessions religieuses, des ONG et des associations et mutuelles pour la réussite de cette opération. Pour cimenter la solidarité et l’unité entre les populations du Sud-Ubangi, Jean-Baptiste Lumbwe a demandé particulièrement aux députés d’appuyer les centres de santé en médicaments pour la prise en charge des déplacés malades. Cette campagne durera jusqu’au retour des déplacés à Dongo, leur milieu d’origine.
Plusieurs dizaines des déplacés de Dongo sont arrivés à Gemena et dans la localité voisine de Bwamanda.
Pour rappel, des affrontements meurtriers ont opposé la police aux jeunes gens armés du clan Enyele, le vendredi 30 octobre dernier dans la cité de Dongo. De nombreuses personnes ont péri au cours de ces affrontements. Fuyant les violences dans la cité de Dongo, près de 25.000 personnes ont abandonné leurs foyers pour se réfugier au Congo-Brazzaville voisin. La police d’intervention rapide a repris le contrôle de la cité de Dongo depuis le 7 novembre dernier. Malgré l’accalmie, réfugiés et déplacés refusent toujours de rentrer à Dongo. Ils réclament d’abord l’arrestation et le déférement devant la justice des auteurs de ces crimes. Selon plusieurs sources concordantes, la gestion des étangs poissonneux entre les Lobala du clan Enyele et les Monzaya est à la base de ce conflit.








