Sud Ubangi : des groupes d’autodéfense encore actifs à Kingu

Des groupes d’auto-défense sont encore actifs dans six localités du groupement Bomboma, en territoire de Kungu, dans le Sud Ubangi. Ils comptent des centaines des jeunes exclusivement de la tribu boba. Ces groupes auraient aidé à dissuader l’agression des Enyele au plus fort des accrochages. Avec la stabilité actuelle dans le territoire, certains observateurs souhaitent leur neutralisation, craignant que l’activité de ces jeunes ne soit une nouvelle source d’insécurité. Mais l’autorité territoriale dit attendre l’arrivée des forces de l’ordre sensées sécuriser ces populations.

Kiaku Kinsala, administrateur du territoire de Kungu explique : « C’était pour se défendre contre les rebelles. Comme là- bas il n’y a plus de rebelles, leur raison d’être n’existe plus. Ils ne peuvent pas être atcifs parce qu’il n’y a pas d’affrontements, ils sont là. Ils seront neutralisés quand nos policiers seront là, parce qu’il y a un processus : on a laissé les policiers ici une trentaine, les policiers vont aller à Buburu, là bas, il n’y aura plus de groupes d’auto- défense, c’est le travail de nos forces armées, de la police qui vont faire ça. Les rapports sont bons entre l’autorité et ces groupes de jeunes, il n’y a pas de problème. Ils sont là, ils nous écoutent et nous entendent »rnPour le gouverneur de province Jean-Claude Baende, ces groupes d’autodéfense étaient une situation de fait, car la population n’a pas la tâche de se défendre elle-même. Il estime qu’avec le rétablissement des services publics, ces groupes doivent disparaître et laisser la place à la police nationale.