Kalemie : interdites d’accès aux carrières des mines, des femmes de Manono en colère

Katangaises travaillant dans une carrière des mines

Katangaises travaillant dans une carrière des mines

Pendant deux jours, lundi et mardi, plusieurs dizaines de femmes de la localité de Manono ont manifesté pour protester contre l’interdiction d’accéder et de travailler dans les carrières minières dont elles sont l’objet. Mais pour l’autorité locale, la décision est sans appel, rapporte radiookapi.net

Elles étaient plus ou moins une centaine à avoir marché dans les rues de Manono lundi. Selon des sources locales, ce jour là, des femmes, parmi lesquelles des épouses des militaires, qui travaillaient habituellement dans les mines de cassitérite, n’ont pas pu y accéder, toutes les voies leur ayant été bloquées par des policiers déployés à cet effet. Leur réaction a été immédiate, elles se sont mises dans la rue pour manifester leur colère.

Le lendemain matin, moins nombreuses mais aussi déterminées, les manifestantes sont revenues à la charge et seront reçues, à l’issue de la marche, par l’administrateur du territoire, Jean Simpliste Siyaka. Tout en comprennant les problèmes de survie de leurs familles, ce dernier a demandé à ses interlocutrices de s’adonner à d’autres métiers plus sécurisants. Pour l’administrateur du territoire, il est du devoir des pouvoirs étatiques de sécusier la population. Dans le cas d’espèce, l’interdiction faite aux femmes d’accéder et de travailler dans les carrières minières pour une exploitation artisanale répond de la sécurité préventive. Cette décision est tombée après un éboulement dans la carrière nommée « Eau rouge » le 10 janvier dernier. Ce jour là, huit personnes avaient péri dans l’accident. La majorité des victimes étaient des femmes et des jeunes filles.