Isiro : manifestation de la société civile, plusieurs blessés

Des coups de feu ont été entendus ce mercredi dans la ville d’Isiro, à environ 600 kilomètres de Kisangani.
Des agents de l’ordre ont tenté de dissuader des habitants qui voulaient manifester contre la décision du commissaire de district d’interdire l’organisation d’une ville morte de trois jours lancée par la société civile, rapporte radiookapi.net

La cité d’Isiro a été paralysée ce mercredi. Tôt ce matin, certaines personnes parmi lesquelles des chauffeurs de taxi ont barricadé la voie publique. Au même moment, un autre groupe des personnes parmi lequel des étudiants ont fait sortir des classes des élèves des diverses écoles.
D’après le président de la société civile de Haut-Uele, ces manifestants s’insurgent contre les propos du commissaire de district. Jeff Boshab exige la reprise normale des activités dans son entité. Il explique que les forces de l’ordre ont tiré des coups de feu dissuasifs afin de restaurer l’ordre public. Ordre qu’aurait perturbé un groupe de personnes qu’il qualifie des bandits. Il est difficile en ce moment d’établir le bilan. Toutefois on compte des blessés et quelques casses dans certaines maisons. Le bureau du commissaire de district a aussi été pris comme cible d’un jet des pierres des manifestants.

Le mardi passé, le bureau de la société civile a lancé un mot d’ordre de trois jours de ville morte pour réhabiliter la bretelle de la route nationale 25. Ceci dans le but de désenclaver ce milieu. Une décision que le commissaire du district d’Isiro a rejetée. Il s’est exprimé en ces termes : « Nous avons pris le compromis avec eux mais curieusement aujourd’hui, ils ont pris le devant de la scène en envoyant les élèves comme bouclier et les autres délinquants qui en ont profité. Je vous informe qu’ils se sont blessés entre eux, ils se sont aussi acharnéssur les boutiques et alimentations de ceux pour qui ils prétendent défendre les intérêts. Ainsi, je suis contre cette déclaration de ville morte. Car, je ne dois que prendre mes responsabilités en mains. Nous avons parlé avec eux et nous avons ensemble pris des dispositions par rapport à cette situation et voilà qu’ils sont sur la route et demandent de déclencher une ville morte, nous disons que nous ne sommes pas d’accord avec ça. Trois jours de ville morte, comment la population qui n’a rien va survivre pendant ces trois jours ? Je ne sais pas comment les autres réfléchissent. Ils pensent que la misère qu’ils connaissent moi je n’en souffre pas ? Mais je vous rassure que la situation est redevenue calme .

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