Crise mondiale des céréales: la RDC compte augmenter sa production agricole

Un champ des haricots

Le gouvernement de la RDC veut augmenter sa production agricole pour faire face à la crise qui sévit dans le marché mondial avec la restriction des Etats-Unis dans l’exportation des céréales. Le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, l’a expliqué, mardi 21 août après la traditionnelle réunion de la troïka qui réunit les ministres des Finances, du Budget et les dirigeants de la Banque centrale du Congo à Kinshasa. La crise des céréales est consécutive à la sécheresse qui frappe les Etats-Unis d’Amérique et les autres régions productrices de céréales dans le monde.

Selon le Forum de réaction rapide, instance issue du G20, les prix des céréales et du soja ont flambé de près de 30% depuis le mois de juin dernier alors qu’il y a deux mois où les agriculteurs américains s’attendaient à une récolte record.

Cette crise intéresse les marchés des pays du Sud dont la RDC aussi longtemps que les Etats-Unis produisent les trois-quarts du maïs et du soja du marché mondial.

Mais, le gouvernement de la RDC n’a pas jusque là dévoilé des actions concrètes qu’il compte mettre en place pour relance sa production agricole.
Le 30 juillet dernier, la Banque mondiale avait mis en garde contre les «conséquences néfastes» de la flambée actuelle des cours pour les populations pauvres, même si, pour le moment, les stocks de riz restent relativement positifs (c’est l’augmentation des prix du riz qui avait provoqué les émeutes de la faim en 2008 en Afrique.

«La hausse des prix ne va pas se répercuter seulement sur le pain et les produits transformés mais également sur l’alimentation animale et, en bout de chaîne, sur le prix de la viande», a-t-elle prévenu.

Crise de l’euro

Au cours de la même réunion de la troïka congolaise, la crise de l’euro qui affecte certains pays de l’Europe frappée d’incapacité de rembourser leurs dettes à l’instar de la Grèce ou de l’Italie et ses éventuelles conséquences sur la RDC ont été évoquées.

Selon le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, trois risques importants de cette crise pèsent sur l’économie congolaise.

«Ce problème de l’inflation importée pourrait résulter d’une accélération des prix des produits alimentaires. Ce qui oblige le gouvernement à avoir une gestion prudente basée sur la constitution de marge macro-budgétaire et des marges au niveau des réserves de change pour qu’au cas où survenaient des risques nous ayons des moyens d’y faire face. Nous allons renforcer, dans les jours à venir, les moyens d’action dans le domaine agricole», a-t-il affirmé.

Pour se mettre à l’abri de la crise qui secoue déjà la zone euro, le gouvernement se propose de se faire des plus grandes réserves internationales qui se chiffrent à 1 400 000 000 de dollars américains, équivalent à huit semaines d’importation, selon des sources de la Banque centrale du Congo.

On rappelle qu’en 2008, les économies des pays du monde étaient frappées par une crise financière qui était partie des Etats-Unis d’Amérique. Les conséquences de cette crise étaient ressenties dans le secteur des mines en RDC où bon nombre d’entreprises avaient mis la clé sous le paillasson.

A la Minière de Bakwanga (Miba) par exemple, les agents avaient observé une grève sèche suite au non paiement des salaires. «Nous avons été frappés par la crise financière mondiale avec la baisse de cours des matières premières dont le diamant. On vient de réaliser une ventre à perte par rapport au préfinancement que nous recevons de la BCDC», avait alors expliqué l’Adga de la Miba, Christine Tuse dans un entretien à Radio Okapi.

En 2008, la Miba produisait 2 726 carats par jour. En 2009 et 2010, cette entreprise n’a pas produit le moindre carat de diamant. A la reprise de la production en février 2011, elle avait produisait 845, 56 carats le jour.

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