Sud-Kivu: des centaines de déplacés de Mutarule regagnent leurs villages

Une des femmes déplacées fuyant les affrontements entre groupes armés à Uvira, au Sud-Kivu/Ph. Droits Tiers.
Une des femmes déplacées fuyant les affrontements entre groupes armés à Uvira, au Sud-Kivu/Ph. Droits Tiers.
Une des femmes déplacées fuyant les affrontements entre groupes armés à Uvira, au Sud-Kivu/Ph. Droits Tiers.

Plusieurs centaines de déplacés de Mutarule, en territoire d'Uvira (Sud-Kivu), ont regagné leurs milieux, samedi 15 août, au cours d'une opération encadrée par les FARDC, la Police, les membres du Conseil territorial de sécurité et la Monusco.

Ils avaient fui les massacres en répétition perpétrés en juin et août 2014 par des hommes armés non identifiés dans cette partie du Sud-Kivu.

Des camions du HCR ont effectué plusieurs rotations pour assurer le transport de ces déplacés entre la cité de Sange et Mutarule.

De la musique explosive par ici, une chèvre égorgée par-là, de petites buvettes bondées un peu plus loin. Mutarule-Katekama vit dans une ambiance de fête.

Binenwa Byamasu, directeur d'une école primaire de Mutarule se réjouit d'avoir retrouvé son milieu et ses amis plus d'une année après:

«Je suis en train de nettoyer ma maison. Après, je vais retourner récupérer la famille et l'amener ici.  Nous avons jugé bon de retourner ici puisque c'est notre village natal. Là où nous vivions, c'était la souffrance. On payait la maison, souvent, on augmentait le prix du loyer. Vous convenez de payer 15 dollars américains, après un mois, ça devient 20 dollars américains. Alors c'est la raison pour laquelle nous avons jugé bon de retourner».

Au total, quarante-cinq personnes avaient été assassinées à Mutarule entre 2013 et 2014 par des hommes armés inconnus.

La population avait déserté ce village pour se réfugier en majorité vers Sange, à 20 Kms au Sud du territoire d'Uvira. Ces déplacés avaient présenté plusieurs préalables dont 60% ont trouvé des réponses, affirme Bireke Saidi, notable de Katekama.

A (re) Lire: RDC: massacre de Mutarule, deux suspects aux arrêts

A l'occasion, l'administrateur du territoire d'Uvira, Samuel Lunagnga Lenga a appelé les personnes retournées à se remettre au travail et à promouvoir la cohabitation pacifique et l'amour du prochain:

«On ne peut être mieux que chez soi! Le fait que la population a accepté de revenir dans son milieu d'origine, elle va s'impliquer dans sa propre sécurisation. Elle va collaborer avec tous les services de sécurité qui sont sur place».

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