Niania: des transporteurs somaliens accusent la police de tracasseries

Camions au poste frontalier Kasumbalesa, Katanga, RD Congo

Les importateurs somaliens des produits pétroliers dénoncent les tracasseries dont ils seraient victimes de la part de la Police de circulation routière (PCR) dans la localité de Niania située à près de 400 kilomètres au sud-ouest de Bunia en direction de Kisangani. Dans une déclaration faite à Radio Okapi vendredi 28 août, ils affirment que leurs camions-citernes sont toujours arrêtés par la PCR à Niania sans aucun motif valable. En l’espace de moins de deux semaines ils disent avoir été extorqués par le commandant de la PCR Niania pour plus de 1000 dollars américains. Le concerné a de son côté rejeté ces accusations
 
Les transporteurs somaliens indiquent que les éléments de la police de circulation routière de Niania arrêtent leurs camions-citernes quand ils veulent et comme ils veulent sans motif valable. Et pour obtenir la libération d’un véhicule, selon les mêmes sources, ils sont alors obligés de verser auprès du commandant de la PCR/Niania un montant allant de 100 à 450 dollars américains.
 
«Un camionaire en provenance de Bunia est parvenu à payer 250 dollars. Il y a un autre camion qu’ils (policiers) ont arrêté pour demander 150 dollars», a témoigné un transporteur de Hass Pétroleum appartenant aux Somaliens qui a requis l’anonymat.
 
Pour sa part, le commandant de la PCR Niania, le capitaine Basosila Itongono, reconnaît l’arrestation des véhicules des Somaliens par ses éléments. Cependant, il accuse à son tour ces transporteurs de ne pas respecter le code de la route.
Tout en niant ces tracasseries, le capitaine Basosila Itongono parle des amendes transactionnelles infligées à ces transporteurs conformément à la loi: 
 
«La majorité des transporteurs somaliens ne respectent pas le règlement en la matière. Selon notre nomenclature de la PCR, le prix minimum pour ces infractions, c’est 10 dollars et la maximum ne dépasse pas 100 dollars.»
 
L’inspecteur provincial de la PNC en Ituri, le général Joseph Alimasi, appelle les victimes de ces tracasseries à saisir son office pour une vérification de ces accusations. Il promet des sanctions sévères aux auteurs de ces tracasseries au cas où elles sont fondées.

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