Ituri: les déplacés de Walendu Bindi appelés à regagner leurs villages

Des déplacés fuyant des affrontements dans l'Est de la RDC (Juillet 2012)

Le chef de collectivité de Walendu Bindi, Olivier Peke Kaliaki demande aux déplacés de guerre de son entité de regagner leurs villages d’origine pour reprendre leurs activités.

Il l’a dit, jeudi 22 octobre, à une équipe de la Monusco qui était en mission dans cette région, en proie aux miliciens.

De leur côté, les déplacés conditionnent leur retour par le déploiement des Forces armées de la RDC (FARDC) dans leurs villages, où les exactions des miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) sont encore enregistrées.

Selon Olivier Peke Kaliaki, les actes de banditisme posés par ces miliciens ne peuvent pas empêcher aux déplacés, repartis dans environ dix sites, de regagner leurs localités.

Il ajoute que ces sites servent même d’abri pour les FRPI qui attaquent, pendant la nuit, la population. Ce qui limite l’intervention des FARDC qui ne peuvent accéder à ces sites.

«Ça fait beaucoup d’années que les populations sont dans des sites. A voir aussi le phénomène FRPI, on ne sait pas quand ça se terminera parce que le gouvernement a combattu mais ça ne donne pas de solutions. Ils viennent [FRPI] attaquer même dans des sites. Mieux ce que chacun regagne son village. Que la population puisse prendre sa responsabilité d’appuyer les FARDC avec des dénonciations», a indiqué le chef de la collectivité de Walendu Bindi.

A (re) Lire: Ituri : 35 combattants FRPI tués dans les opérations conjointes Monusco-FARDC

De leur côté, les déplacés indiquent que leurs villages sont encore occupés par les miliciens et  conditionnent leur retour par le déploiement des FARDC et l’assistance humanitaire.

«Il est difficile que nous puissions retourner dans l’urgence parce que cette région est encore occupée par les miliciens. Que le gouvernement nous aide à déployer les FARDC pour que les miliciens quittent cette région. Et même si nous rentrons, il n’y a  pas de maisons», se plaint le  président de déplacés au site de Munobi, Moïse Mupomboti.

Pour les humanitaires, le retour de déplacés doit être volontaire.

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