Commissaires spéciaux: des ONG déplorent la sous-représentation des femmes

Différentes associations féminines ont marché mardi 20 mai de Lubumbashi, capitale provinciale du Katanga, avec des femmes parlementaires pour protester contre les violences faites aux femmes.

Le Réseau national d’ONG pour le développement de la femme en RDC (Renadef) déplore le non-respect de la promotion du genre dans la nomination des commissaires spéciaux et leurs adjoints à la tête de nouvelles provinces.

«Sur soixante-trois nominations, nous ne retrouvons que deux femmes responsables aux instances décisionnelles. Il y a un déséquilibre par rapport à la promotion du genre. Sur les quinze, treize sont dans des postes secondaires. Ces femmes ont quel atout ou quelle possibilité de pouvoir influencer les décisions dans leurs provinces?», s’interroge Marie Nyombo Zaïna, coordonnatrice du Renadef.

Elle fait remarquer que ces nominations ne respectent pas le principe de parité-homme dans les institutions publiques comme le prévoit la constitution dans son article 14.
 
Faisant suite à un arrêt de la Cour constitutionnelle, le chef de l’Etat congolais a nommé jeudi les commissaires spéciaux et leurs adjoints pour gérer les 21 nouvelles provinces issues du découpage territorial.

Selon l’acte de leur nomination, ces commissaires spéciaux sont chargés de doter les nouvelles provinces « d’une administration, des services techniques et des infrastructures minimales » avant l’élection des gouverneurs.

Des défis dans l’ex-Katanga

Les commissaires spéciaux nommés à la tête des provinces issues de l’ex-Katanga devront faire face aux multiples défis.

Celui du Haut-Katanga, Félicien Katanga Lokunda, un ancien  banquier et député national devra faire face notamment au niveau élevé du chômage,  à une situation humanitaire encore préoccupante avec des milliers de déplacés et des personnes de retour chez eux qui ont besoin d’assistance.

Au Lualaba, Richard Muyej Mangez, ancien député national et ancien ministre de l’Intérieur du gouvernement Matata I, devra faire en sorte que les richesses minières et agricoles favorisent le développement provincial.

Dans le Haut Lomami, Raymond Mande qui occupait jusqu’ici les fonctions de Directeur général de l’Institut supérieur du commerce à Lubumbashi doit construire des infrastructures de base et combattre la pauvreté de la population.

Dans la province du Tanganyika, Ngoy Kitangala, sera confronté notamment à l’insécurité dans les milieux urbains et  les conflits inter ethniques.

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