Centrafrique: chrétiens et musulmans sont frères, déclare le pape François

Relocalisation des réfugiés centrafricains par le HCR vers le camp de Mole (près de Zongo) en RDC (Décembre 2013).

Le pape François a déclaré lundi 30 novembre à la grande mosquée de Bangui que chrétiens et musulmans sont frères et qu'il fallait dire non à la vengeance, à la violence et à la haine, a constaté une journaliste de l'AFP.

Dans l'enclave du PK5, où sont réfugiés les derniers musulmans de Bangui en proie à des violences communautaires, le Pape a été reçu par le grand Imam Nehedi Tidjani, en présence de délégations catholiques et protestantes.

Le pape s'est adressé aux centaines de personnes, dont des déplacés par les violences, venues l'accueillir dans l'enceinte de la mosquée, dans une ambiance détendue placée cependant sous haute sécurité par la force onusienne (Minusca) qui avait placé des Casques bleus sur les minarets de la mosquée.

La Centrafrique fait face à des violences depuis plusieurs mois. Certaines opposent musulmans et chrétiens.

Dimanche, le pape François a exhorté les belligérants centrafricains à déposer les armes. Il a également prêché «l’amour des ennemis, qui prémunit contre la tentation de la vengeance et contre la spirale de représailles sans fin».

Le pape a appelé tous les Centrafricains à "ne pas avoir peur" de l'autre, en fonction de sa religion ou de son ethnie, et d'oser pardonner.

Messe au stade de Bangui

Après sa visite à la mosquée, le pape gagnera le complexe sportif Barthélémy Boganda, du nom d'un homme politique et prêtre catholique centrafricain, « père de la patrie », mort en 1960, peu après la proclamation de l'indépendance à laquelle il a contribué en tant que premier président du pays.

Dans ce stade qui peut accueillir 30 000 personnes, François fera un tour en papamobile et célèbrera sa dernière messe sur le sol africain. Il devrait lancer un dernier appel à cette nation à sortir de sa crise militaro-politique et morale.

L'étape d'un jour et demi à Bangui peut déjà être considérée comme un grand succès, un pari gagné contre les sceptiques et les timorés. Le pape a été souvent accueilli comme le messie, qui serait capable de guérir un corps profondément malade et souffrant.

Il a semblé très sûr de lui et énergique dans ses nombreuses exhortations à un retour à l'humanité, loin de la spirale infernale des vengeances.
(AFP)
 

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