L’UE encourage la reprise «sans délai» de la coopération FARDC-Monusco

Patrouille mixte des casques bleus de la Monusco et des Forces armées de la RDC dans la province du Nord-Kivu. Photo Monusco/Sylvain Liechti.

L’envoyé spécial de l’Union européenne pour la région des Grands lacs, Koen Vevaeke, encourage la reprise « sans délai » de la coopération militaire entre les Forces armées de la RDC et la Monusco.

Il l’a déclaré dimanche 13 décembre à Goma au Nord-Kivu, à l’issue d’une réunion qui a regroupé le commandant adjoint des forces de la Monusco, le gouverneur du Nord-Kivu ainsi que trois envoyés spéciaux des pays des grands lacs, autour du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Maman Sidikou

Koen Vevaeke estime que la collaboration FARDC-Monusco permettra de mettre fin à l’activisme des groupes armés, à la veille d’une année électorale.

« Il est urgent, surtout en vue d’une année électorale qui s’annonce qu’on vienne à bout des défis des groupes armés dans l’Est de la RDC. Il est temps d’agir vite et de conjuguer tous les efforts pour venir à bout de toutes les menaces contre les populations civiles dans le territoire de Beni », a affirmé l’envoyé spécial de l’UE, Koen Vevaeke.

Selon lui, la coopération FARDC-Monusco a porté ses fruits dans l’Ituri et devrait s’étendre aussi dans d’autres contrées où les groupes armés sont encore actifs.

« On souhaiterait que cette même mobilisation se fasse aussi contre les ADF [à Beni au Nord-Kivu]. Hier nous étions à Beni, on a vu les souffrances de la population », a ajouté Koen Vevaeke.

Concernant la question des FDLR, il a également émis des vœux de voir la reprise de la collaboration entre les FARDC et la Monusco.

« Depuis un an, la coopération est défaillante entre les FARDC et la Monusco. C’est quelque chose qu’il faut surmonter. C’est la vision de l’Union européenne », a souligné Koen Vevaeke.

Le gouvernement de la RDC a renoncé, en février dernier, à tout soutien de la Monusco dans les opérations de traque des rebelles rwandais des FDLR.

Cette décision a été prise après que la Monusco a contesté la présence dans la chaîne de commandement de deux généraux soupçonnés de violations des droits de l’homme.

Après la renonciation du gouvernement au soutien de la Monusco dans la traque contre les FDLR, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon avait exigé le retour de la collaboration entre l'armée congolaise et la Mission de l'Onu.​

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