Kyungu wa Kumwanza: «Nous aurions voulu entendre le président faire allusion à son départ»

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Unafec. Radio okapi/Ph. Colin Djuma-Musompo.

« Nous aurions bien voulu entendre le président faire allusion à son départ, conformément à la constitution », a déclaré Kyungu wa Kumwanza, commentant le discours prononcé lundi 14 décembre par le chef de l’Etat Joseph Kabila devant le Parlement.

Pour le président de l’Union nationale de fédéralistes du Congo (Unafec), le président de la République a évité de faire allusion à la constitution qui lui a donné le mandat de diriger le pays.

Elu en 2006 et réélu en 2011, Joseph Kabila achève son deuxième et dernier mandat en 2016. La constitution congolaise limite à deux le nombre de mandat présidentiel. Certains opposants soupçonnent M. Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà de son mandat.

« Le chef de l’Etat, du début à la fin de son discours, il a évité de citer une seule fois le nom constitution. Or, quand il avait prêté serment, il a dit qu’il jurait d’observer et de défendre la constitution et les lois de la République », a déclaré mardi Kyungu wa Kumwanza au cours d’une conférence de presse à Lubumbashi.

En outre, le président de l’Unafec estime que le dialogue dont Joseph Kabila a estimé qu’il permettrait de régler des divergences politiques « n’a ni tête ni queue ».

« Il nous parle d’un dialogue qui n’a ni tête ni queue. D’un côté, on nous dit qu’on est en train de préparer la médiation nationale. On vous dit plus tard qu’on est en train de préparer la médiation internationale et plus tard on vous dit que ce n’est ni de l’Orient, ni de l’Occident, ni de l’Onu (…) Alors, cette médiation internationale viendra d’où ? », s’est interrogé Gabriel Kyungu, faisant allusion à un passage du discours du président Kabila.

Dans son discours, Joseph Kabila a estimé que le dialogue qu’il a convoqué était l’occasion pour les Congolais de se réunir pour régler eux-mêmes leurs divergences.

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« Ce n’est pas par la violence que nous règlerons nos divergences. Ce n’est pas non plus des Nations unies, de l’Orient ou de l’Occident que viendront les solutions à nos problèmes, mais plutôt de nous-mêmes et par le dialogue entre les Congolais et les Congolaises mus par la fibre patriotique », avait martelé le chef de l’Etat. 

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