L’UDPS dénonce l’interdiction de son meeting à Kamina

La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) déplore l’interdiction de son meeting, à Kamina, chef-lieu du Haut-Lomami. Le président du comité fédéral de l’UDPS à Kamina, Jean-Marc Kabund a exprimé son indignation dans un entretien accordé, lundi 21 décembre, à Radio Okapi.

Jean-Marc Kabund s’insurge contre les autorités administratives de Kamina qui ont empêché la tenue de cette manifestation, en déployant des policiers et autres services de l’ordre dans la ville:

«Nous avons désagréablement été surpris de constater que le lieu où devait se tenir la manifestation était investi le matin par les services de sécurité et des policiers lourdement armés. Il y a eu un déploiement inhabituel des policiers sur l’ensemble de la ville, en bloquant les accès vers le centre-ville, où notre manifestation devait se tenir».

Pour Jean-Marc Kabund, la décision des autorités de Kamina viole la constitution de la RDC, qui consacre la liberté de rassemblement en RDC.

A Kamina, le président du comité fédéral de l’UDPS s’étonne de cette mesure, alors que les autorités urbaines avaient été informées de la tenue de leur meeting.

«Nous avons tenu à informer les autorités dix jours avant. La 9 décembre, l’autorité était déjà informée de la tenue de cette manifestation qui devait fixer l’opinion sur les questions de l’heure notamment le dialogue, le processus électoral et le découpage», a souligné Jean-marc Kabund.

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Il a par ailleurs signalé que même sa résidence privée, qui sert de siège fédéral de l’UDPS, a été bloquée par les agents de l’ordre.

Le président fédéral de l’UDPS à Kamina a qualifié ce comportement de «confiscation de la démocratie en RDC» qui, selon lui, vit dans un régime d’information. C’est-à-dire, les organisateurs d’une manifestation sont tenus d’informer l’autorité locale et non de requérir son autorisation.

Pour sa part, le commissaire spécial du Haut-Lomami, Ngandu Diemo, a reconnu avoir été informé de la tenue de cette manifestation, mais dit ne l’avoir pas autorisé. Selon lui, le meeting de l’UDPS a été interdit pour des raisons de sécurité.

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