Joseph Kabila a instauré «une dictature pire que celle du maréchal Mobutu», affirme Mwenze Kongolo

 

Mwenze Kongolo, juillet 2014. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Mwenze Kongolo, l’un des révolutionnaires du 17 mai 1997, a estimé lundi 9 mai que Joseph Kabila d’avoir avait trahi l’idéal du combat politique et de démocratie de feu M’Zee Laurent-Désiré Kabila, en instaurant une dictature pire que celle de Mobutu avec «une cohorte des prisonniers politiques». Accusations rejetées en bloc par le porte-parole du Gouvernement.
Intervenant sur Radio Okapi, Mwenze Kongolo s’est indigné :
 
« Je dénonce et fustige  le comportement de trahison qu’affiche le président Joseph Kabila envers nous les révolutionnaires du 17 mai 19997 et honteusement envers la mémoire de son vaillant père, qui n’a jamais trahi le Congo. Cet acharnement injustifié qu’il affiche envers les personnes qui défient son pouvoir n’a rien à avoir avec l’idéal que s’étaient assignés les dirigeants de l’AFDL que nous étions. Notre objectif était la démocratisation. Nous sommes trahis par la restauration d’une dictature pire que celle connue du temps du maréchal Mobutu.»
 
Mwenze Kongolo a dénoncé notamment certaines menaces et arrestations des leaders politiques qui pensent autrement que ceux de la majorité au pouvoir.
«L’opinion sait déjà,  qu’il [Joseph Kabila] traine une cohorte des prisonniers politiques. Aujourd’hui, c’est le cas de Moïse Katumbi. Pour avoir dit non à un troisième mandat non constitutionnel de Joseph Kabila, l’ancien gouverneur du Katanga paie le prix par des menaces à son intégrité physique et morale», a argumente l’ancien ministre de la Justice de Laurent-Désiré Kabila.

De son côté, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, a rejeté en bloc toutes ces accusations, estimant qu’il n’existe pas une trahison quelconque de la part de ceux qui sont au pouvoir. Même Laurent-Désiré Kabila, s’il était encore en vie, ne tolèrerait pas que certaines personnes mettent la sécurité du pays en danger par le recrutement des mercenaires, réagit Lambert Mende.

«Il n’y a aucune dictature qui est instaurée lorsqu’on demande à la justice de vérifier des allégations qui sont extrêmement graves et préoccupantes pour la sécurité du pays et du peuple congolais. Je ne pense pas que M’zee Laurent-Désiré soit venu pour nous livrer en pâture à ces soldats de fortune qui ne représentent même pas leurs pays, qui viennent jouer aux aventuriers, qui viennent faire le coup de feu pour se faire un peu d’argents auprès de quelques ambitieux», dénonce Lambert Mende.

Le porte-parole du gouvernement rappelle que la justice vérifie les faits et personne n’est condamné :
« Il y a des gens qui ont fait de fausses déclarations à notre ambassade aux Etats-Unis qui ont dit qu’ils voulaient venir ici pour travailler dans l’agriculture. Ils sont arrivés ici, certains d’entre eux ont disparu, d’autres ont été attrapés en train de brutaliser nos agents de police au cours d’une manifestation illégale devant un siège de parti scellé par la justice.»

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