Joseph Kabila ferait «un coup d’état» s’il allait au-delà du 19 décembre, selon Gabriel Kyungu

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'union national des fédéralistes du Congo (Unafec) et président de l'assemblée provinciale du Katanga. Radio okapi. Ph. Colin Djuma-Musompo.

Le G7, le Front citoyen, la Dynamique de l’opposition et l’Alternance pour la République n’accepteront pas que le président  de la RDC, Joseph Kabila prolonge son mandat au-delà du 19 décembre 2016. Les leaders de ces plates-formes de l’opposition l’ont affirmé lors  d’une rencontre jeudi 12 mai à Lubumbashi, en réaction au récent arrêt de la Cour constitutionnelle relatif à l’article 70 de la constitution.

Le 19 décembre marque la fin du mandat du président Joseph Kabila. S’il va au-delà de cette échéance, «nous allons considérer cela comme un coup d’état. Et nous allons faire appel au peuple pour se ranger derrière toute l’opposition pour combattre ce coup d’état», a prévenu Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

Il s’exprimait au lendemain de la publication d’un arrêt de la Cour constitutionnelle confirmant le maintien en fonction du président arrivé fin mandat, jusqu’à l’installation effective de son successeur si l’élection présidentielle n’est pas organisée cette année.

«Ceci démontre clairement qu’on n’a pas touché au délai prescrit. Ceci suppose que la Cour constitutionnelle nous fait comprendre qu’effectivement le président de la République reste là jusqu’à l’entrée effective de son remplaçant. Cela suppose qu’on doit organiser les élections dans le délai. La Cour n’a pas parlé de prolongation», analyse le leader de l’UNAFEC. 

«L’interprétation de l’interprétation»

«Personne n’a prolongé le mandat de qui que ce soit. La Cour a dit qu’au cas où l’élection n’est pas organisée, la constitution prévoyait que le président qui est en exercice continue jusqu’à l’élection du nouveau président […] Nous n’avons entendu rien d’autre», a-t-il affirmé.

Au Congo, la constitution a décidé qu’on entre dans une institution politique par une élection et on en sort par une autre. C’est au nom de ce principe, d’après lui,  que les sénateurs et députés provinciaux sont en fonction, alors que leurs mandats ont déjà expiré et n’ont pas été renouvelés en 2011.

«Alors ‘prolongation de mandat’… Ça c’est de l’interprétation de l’interprétation. Cela n’est pas du tout intéressant ! Il n’y aura pas de coup d’état. Ça ce sont des mots qu’on utilise tout simplement pour amuser la galerie», a estimé Lambert Mende.

 

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