Kongo-Central: l’espérance de vie des drépanocytaires passe de 5 à 12 ans

Des patients attendant les soins gratuits à l’Hôpital Sino-congolais le 9/07/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’espérance de vie des enfants drépanocytaire est passée de 5 à 12 ans dans la province du Kongo-Central.

Le conseiller national en santé et initiateur du programme national de lutte contre cette maladie en RDC, docteur Jean Fidèle Kadila Muamba a livré ces chiffres en marge de la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée le 19 juin de chaque année.

A cette occasion, il a reconnu que le Kongo-Central a fait des «avancées très significatives » en matière de  sensibilisation contre cette maladie.

Docteur Kadila Muamba a affirmé que la drépanocytose,  maladie héréditaire communément appelée «anémie SS», n’est  jamais été guérie scientifiquement. Mais il assure qu’on peut  améliorer l’accessibilité des drépanocytaires aux soins. 

«Au Kongo-Central, la lutte porte des fruits. Des médecins ont été formés sur cette maladie. Il y a également trois structures de sensibilisation existent déjà dans la ville de Matadi. Les femmes drépanocytaires accouchent normalement», a-t-il souligné.

Dans cette province, les drépanocytaires sont pris en charge à l’hôpital Saint-Gérard  de Matadi. Il existe plusieurs thérapies aujourd’hui avec l’évolution de la technologie pour faire vivre un drépanocytaire plus longtemps, assure docteur Kadila Muamba.

Il a notamment cité huit vaccins spécifiques recommandés aux drépanocytaires.

En outre, un enfant SS doit boire beaucoup d’eau, ne doit pas être piqué par des moustiques et éviter des sports violents, a conseillé le médecin.

Selon lui, la lutte avance avec des efforts des privés, mais «sans vraiment le soutien sérieux du gouvernement central», a déploré Dr Kadila Muamba.

En RDC, deux à trois pourcents d’enfants naissent avec le gêne S dans leur sang, selon les statistiques du Programme national de lutte contre la drépanocytose (PNLD). 

Il y a deux ans, le chef de Division en charge des personnes drépanocytaires au PNLD, docteur Emery Chandende, avait mis l’accent sur la sensibilisation pour prévenir cette maladie, notamment lors du choix du conjoint.

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